Alain Fischer : Les enfants, victimes collatérales du Covid-19


Plus que le virus, le confinement a impacté la santé physique et mentale des plus jeunes. Rétablir une vie scolaire était nécessaire.

Les enfants sont-ils des victimes du Covid-19 ? La question peut paraître paradoxale, car on sait à présent que cette maladie les touche très peu (1 à 2% des sujets infectés) et que les formes graves sont exceptionnelles : le risque d’hospitalisation est 25 fois plus faible que chez l’adulte, et de décès environ 500 fois inférieur. La rareté chez les enfants des facteurs de risque de Covid-19 sévère comme l’obésité, les maladies cardio-vasculaires et le diabète, la possible protection inhérente aux fréquentes infections respiratoires transmises en collectivité, et le fait qu’ils aient moins de récepteurs cellulaires ACE2 (la porte d’entrée du virus dans l’organisme) que les adultes pourraient expliquer cette relative immunité.  

De plus, des données récentes indiquent que les enfants ne transmettent guère le virus, contrairement à ce qu’il en est pour le virus grippal. Ainsi, l’enfant britannique atteint du Covid-19 détecté en février aux Contamines n’a transmis la maladie à aucun des 112 enfants et adultes qui ont fréquenté la même école. Alors pourquoi évoquer une telle question ? 

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