antiviraux et anti-inflammatoires, où en est-on ?


Panorama général de ces traitements ayant été testés ou en cours d’évaluation chez les patients atteints par le Sars-CoV-2.

Les produits antiviraux : bilan pour l’instant décevant ou mitigé

Leur efficacité est à ce jour globalement médiocre, avec des résultats contradictoires ou peu significatifs.
1. Le Kaletra (laboratoire AbbVie, Etats-Unis), qui associe deux molécules, le lopinavir et le ritonavir, utilisées oralement pour traiter les malades atteints du VIH/Sida, n’a montré aucun bénéfice dans deux études consécutives. Dans l’essai randomisé international Solidarity lancé par l’OMS, il n’a réduit ni la mortalité ni la charge virale des patients gravement atteints par le virus, et chez 14 % d’entre eux le traitement a dû être arrêté en raison d’effets secondaires. En revanche, à Hongkong, chez 127 adultes Covid-19 randomisés pris en charge dans six hôpitaux publics mais ayant des formes légères à modérées de l’infection, Kaletra associé à l’interféron bêta-1b (produit injectable utilisé dans la sclérose en plaques) et à la ribavirine (produit oral utilisé dans l’hépatite C chronique), le résultat a été plutôt positif : la trithérapie a supprimé la charge virale dans un délai moyen de sept jours contre douze jours dans le groupe témoin (Kaletra seul), sans majoration des effets indésirables. L’association interféron-ribavirine apparaît comme l’élément clé de ce bénéfice.

2. Le remdésivir (laboratoire Gilead, Etats-Unis) est un antiviral initialement développé contre le virus africain Ebola. Il s’administre par voie intraveineuse en milieu hospitalier seulement. Dans un large essai américain (1 063 patients avec atteinte pulmonaire) randomisé en double aveugle contre placebo, placé sous l’égide des National Institutes of Health, 31 % des sujets ayant reçu le produit ont eu une « amélioration clinique » après onze jours en moyenne contre(…)

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