Au Canada, le Nunavik a su se protéger du Covid-19


Ce territoire du nord du Québec, peuplé à 90 % d’Inuits, s’est mobilisé très tôt pour freiner la propagation du virus. Avec succès : seuls 16 cas y ont été recensés et aucun décès dû au Covid-19.

De seize cas positifs à aucun cas actif. En à peine cinq semaines, le Nord a gagné sa première bataille contre le coronavirus, tout en se préparant pour une éventuelle deuxième vague. Mais qu’est-ce qui explique son succès ?

Difficile de mettre le doigt sur un élément en particulier, explique Marie Rochette, directrice de la régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik. “C’est une série de mesures et de restrictions pour éviter que plusieurs cas n’arrivent dans la région en même temps qui ont tout simplement montré leur efficacité”, soutient-elle.

La première chose qui a aidé à éviter “une flambée”, et qui relève d’un heureux hasard, est le fait que les cas soient arrivés de manière plutôt isolée dans les villages – seuls Salluit (1 cas), Puvirnituq (14 cas) et Inukjuak (1 cas) ont abrité des personnes malades.

Les enquêtes pour retrouver ceux qui ont été en contact avec les personnes infectées ont été particulièrement rapides et efficaces, ajoute Mme Rochette. “Le même processus se fait partout, mais c’est certain qu’[au Nord], puisqu’on a un nombre plus faible de cas, ça permet d’intervenir plus rapidement.”

Le tout premier diagnostic positif a été reçu le 28 mars par une femme qui revenait à Salluit après s’être rendue dans un hôpital de Montréal. Le deuxième cas, à Puvirnituq cette fois, concernait une personne qui revenait aussi de Montréal. Ses proches, vivant dans la même maison qu’elle, ont aussi contracté la maladie, mais la propagation ne s’est toutefois pas étendue au-delà. Depuis le 5 mai, plus aucune trace de Covid-19 ne persiste dans le Nord.

Communication intergénérationnelle

Pour Andy Moorhouse, directeur général du centre de santé Inuulitsivik, à Puvirnituq, si la situation n’a pas dégénéré, c’est parce que la communication a été exemplaire, tant du côté des autorités de la santé que des différents maires des villages.

“On a multiplié les messages à la radio

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Lisa-Marie Gervais

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