Cancer du sein: la COVID-19 a des répercussions sur le dépistage


Des cliniques ont remarqué que plusieurs femmes ne se présentent pas à leurs rendez-vous de mammographie par crainte de contracter la COVID-19.

Cette situation pourrait mener au dépistage tardif de plusieurs cas de cancer du sein.

«La mammographie de dépistage a le potentiel de sauver des vies parce qu’on détecte les cancers du sein à leur stade le plus précoce, et ça donne un plus haut taux de guérison», a expliqué la Dre Caroline Samson, présidente du Comité national sur le dépistage et l’investigation du cancer du sein.

Cette dernière demande aux femmes qui ont un rendez-vous, ou qui se feront appeler dans les prochains jours pour obtenir le leur, d’y aller.

«On veut que les patientes réalisent qu’il est plus que temps de sortir de chez elles et de venir passer leur mammo de dépistage parce qu’en clinique, c’est sécuritaire», a dit la Dre Samson.

Masques, lavage des mains, nettoyage des équipements: toutes les mesures sont mises en place pour offrir un environnement sécuritaire aux femmes qui se présentent pour leur mammographie.

«On va toujours s’occuper des patientes au moment où elles le jugeront opportun, mais on considère que, maintenant que la pandémie s’essouffle un peu et qu’on peut repartir notre programme de dépistage, c’est important pour les patientes de pouvoir prendre soin d’elles», a soutenu la docteure.

Examen tous les deux ans

Depuis 1998, le ministère de la Santé recommande aux femmes de 50 à 69 ans de subir une mammographie tous les deux ans.

Environ 65% des femmes ciblées suivent cette recommandation, ce qui a permis de réduire le nombre de décès lié au cancer du sein de 25%.

Malgré tout, la Fondation du cancer du sein estime que 6000 femmes recevront un diagnostic de cancer du sein cette année et que 1350 en mourront.



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