Coronavirus : le point du jeudi 11 juin sur le Covid-19


Les chiffres du jour

29.346 personnes sont décédées en France depuis le début de l’épidémie, une hausse de 28 décès en 24 heures. 18.962 des morts ont eu lieu au sein des établissements hospitaliers.

En France, hier, SOS médecins a réalisé 141 interventions pour suspicion de COVID-19, soit 2,5% de l’activité totale. Les services d’urgence ont noté 178 passages pour ce même motif, soit 0,6 % de l’activité totale. 11.465 personnes sont hospitalisées pour une infection COVID-19 (vs 13 101 il y a une semaine le 04/06) et 143 nouvelles admissions ont été enregistrées en 24 heures (vs 195 le 04/06).

RÉANIMATION. 903 malades atteints d’une forme sévère de COVID-19 sont hospitalisés en réanimation (vs 1 163 le 04/06). 26 nouveaux cas graves ont été admis en réanimation (vs 23 le 04/06). Le solde reste négatif en réanimation, avec 30 malades de COVID-19 en moins par rapport à hier. 4 régions (Ile de France, Grand-Est, Auvergne-Rhône-Alpes, Hauts-de-France) regroupent 73% des patients hospitalisés en réanimation.

Depuis le début de l’épidémie, 103.067 personnes ont été hospitalisées, dont 18.167 en réanimation. 72.149 personnes sont rentrées à domicile. 

Les données des décès en établissements sociaux et médico-sociaux seront actualisées par Santé publique France le 16 juin prochain.

 

– L’info du jour – 

Un vaccin américain sera testé sur 30.000 volontaires à partir de juillet

Le vaccin expérimental contre le Covid-19 de la biotech américaine Moderna, cofinancé par le gouvernement américain, entrera dans la troisième et dernière phase des essais cliniques en juillet sur 30.000 volontaires, a annoncé la société jeudi 11 juin 2020. C’est la phase déterminante des essais, qui permettra de voir, sur un très grand échantillon de personnes saines, si le vaccin est plus efficace qu’un placebo pour empêcher la contamination par le nouveau coronavirus. Le protocole a été finalisé avec l’Agence américaine des médicaments (FDA), et l’essai sera mené en collaboration avec les Instituts nationaux de santé (NIH). Si la dose retenue pour les essais (100 microgrammes) se révélait efficace, Moderna a prévu de pouvoir produire 500 millions de doses par an, et « possiblement jusqu’à 1 milliard« . La technologie de Moderna, fondée sur l’ARN messager, n’a jamais prouvé son efficacité contre d’autres virus. Elle vise à donner au corps les informations génétiques nécessaires pour déclencher préventivement la protection contre le coronavirus.

Sciences


Les dessous de Surgisphere, l’entreprise de données dans la tourmente avec l’affaire du Lancet

Surgisphere a fourni les bases de données pour plusieurs études importantes sur le SARS-CoV-2. Mais la communauté scientifique a mis en doute la crédibilité de chiffres ayant notamment alimenté l’étude du Lancet sur l’hydroxychloroquine. Surgisphere est aussi à la base d’un autre travail, publié précédemment dans le New england journal of medicine (NEJM). Deux études très influentes dans le monde entier. Mais très rapidement, les critiques sont tombées en avalanche sur Surgisphere. Plusieurs chercheurs ont mis en doute la validité de ces deux études. Les soupçons portent sur les bases de données fournies et utilisées par l’entreprise américaine. Sapan Desai, fondateur de Surgisphere, base la force de frappe de Surgisphere sur son outil d’analyse, appelé Quartzclinical. Sur son site internet, Quartzclinical est présenté comme une « base de données en temps réel de plus de 240 millions de consultations de patients anonymes provenant de plus de 1.200 organisations de soins de santé dans 45 pays ». Le principe : Quartzclinical propose à ses clients – des hôpitaux – un logiciel d’apprentissage d’analyse de données afin d’améliorer leur gestion. En échange, Quartzclinical intègre les dossiers de patients de ces hôpitaux à leur base de données anonymisées. Impossible désormais d’en savoir plus, puisque le site de Quartzclinical est désormais hors ligne depuis ce matin (11 juin 2020), tout comme celui de Surgisphere.

 

France


Les Parisiens redécouvrent leur ville sans touristes

Du Champ-de-Mars à la butte Montmartre, la crise du coronavirus a vidé des lieux généralement envahis par les quelque 50 millions de touristes qui visitent chaque année la capitale française, aujourd’hui rendue aux Parisiens. En attendant la réouverture de la Tour Eiffel, le 25 juin, et celle du musée du Louvre, le 6 juillet, les 2,1 millions d’habitants confinés pendant deux mois profitent d’une ville différente, où la vie reprend avec la réouverture des terrasses de café. À Montmartre, la place des Abbesses est rendue aux riverains venus prendre un dernier verre avant la nuit, promener leur chien ou acheter une baguette pour le dîner. Une atmosphère de Paris éternel qui sied à l’Américaine Stephany Sandovan. « D’habitude Paris est plein de touristes. Là on peut apprécier la culture française de manière plus directe », dit-elle devant une bière.

Étranger


Pékin annonce un premier cas de contamination au coronavirus en près de deux mois

La ville de Pékin a fait état jeudi d’un nouveau cas confirmé de contamination au coronavirus, le premier en près de deux mois, rapporte le Quotidien du peuple, organe officiel du Parti communiste chinois (PCC). Le patient est un homme de 52 ans, hospitalisé mercredi pour cause de fièvre, d’après les informations du journal. Le malade a indiqué qu’il n’avait ni quitté la ville, ni été en contact avec des personnes ayant voyagé à l’étranger durant les deux dernières semaines. Onze nouveaux cas de contamination au coronavirus ont été enregistrés en Chine continentale au cours des vingt-quatre dernières heures, a indiqué jeudi la Commission nationale de la Santé, ce qui porte à 83.057 le nombre total de cas dans le pays.

La crise du coronavirus menace la diversité culturelle, alerte l’Unesco

Une partie des institutions culturelles pourraient ne pas rouvrir après la crise du coronavirus, une perte inestimable pour la diversité du monde, craint le sous-directeur général pour la Culture de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), Ernesto Ottone Ramirez. Selon deux récents rapports de l’Unesco, qui compte 193 Etats membres, et du Conseil international des musées (Icom), neuf musées sur dix, soit 85.000 lieux, ont fermé leurs portes pendant la pandémie. Pendant le confinement, encore d’actualité dans une partie du monde, l’Unesco a relevé une hausse du trafic illicite d’oeuvres d’arts ; l’institution a dû stopper les projets en cours, alors que 91% des 1.200 sites classés au Patrimoine mondial ont été fermés. Mi-avril, elle a lancé ResiliArt, vaste réflexion collective pour imaginer le monde culturel de demain. Une centaine de réunions en ligne mêlant des participants d’une soixantaine de pays ont déjà eu lieu.

Ces milliers de Palestiniens coincés à l’étranger par le Covid-19

Selon l’Autorité palestinienne, plus de 6.000 Palestiniens sont coincés à l’étranger, incapables de rentrer chez eux. « Nous sommes peut-être le seul gouvernement au monde qui ne peut rapatrier ses propres étudiants« , a déploré cette semaine le Premier ministre palestinien, Mohammed Shtayyeh. L’Autorité palestinienne est en quelque sorte un gouvernement sans Etat. « Nous n’avons pas d’aéroport, nous n’avons pas d’avions, nous ne contrôlons pas nos frontières« , a rappelé le Premier ministre. Contacté par l’AFP, le Cogat, l’organe israélien chargé des opérations civiles dans les Territoires palestiniens, n’a pas indiqué dans l’immédiat s’il comptait faciliter les mesures d’entrée. Sur Facebook, des Palestiniens ont créé une page – « Ramenez-nous à la maison » – partageant des vidéos de personnes et de leurs familles bloquées à l’étranger, demandant aux autorités palestiniennes d’intervenir. « Nous avons lancé cette campagne pour se soutenir mutuellement car le système nous a abandonnés« , explique à l’AFP Zaid Shuaibi, 31 ans, impliqué dans le projet.

 

 RÉFLEXES

Les bons gestes pour se protéger

Se laver les mains très régulièrement à l’eau et au savon (au moins 20 secondes) ou à défaut au gel hydro-alcoolique, à chaque arrivée dans un nouveau lieu.

Ne pas rendre visite aux personnes âgées pour éviter de les contaminer, ni aux personnes souffrant déjà d’une autre maladie.

Se tenir à 1-1,50 mètre de distance lors des déplacements obligatoires.

Ne pas serrer la main ou faire la bise pour se saluer.

Tousser ou éternuer dans l’intérieur de son coude.

Que faire en cas de suspicion d’infection ?

Les recommandations sont ainsi formulées sur le site du ministère des Solidarités et de la Santé :

J’ai des symptômes (toux, fièvre) qui me font penser au Covid-19 : je reste à domicile, j’évite les contacts, j’appelle un médecin avant de me rendre à son cabinet ou j’appelle le numéro de permanence de soins de ma région. Je peux également bénéficier d’une téléconsultation. Si les symptômes s’aggravent avec des difficultés respiratoires et signes d’étouffement, j’appelle le SAMU-Centre 15.

Pour des questions non médicales, appeler le numéro vert Coronavirus au 0 800 130 000 (gratuit, 7 jours sur 7, 24h sur 24).

 

Avec AFP et Reuters





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