Covid-19 : 3 questions sur la hausse inquiétante des contaminations en Meurthe-et-Moselle


Le taux d’incidence du virus est passé de 7 à 21 cas pour 100 000 habitants en huit jours, selon l’Agence régionale de santé du Grand-Est.

L’épidémie repart-elle en Meurthe-et-Moselle ? Le préfet du département Éric Freysselinard a appelé mercredi soir à la prudence et au respect des mesures barrières face à un « bond » des contaminations. L’Express fait le point sur la situation. 

  • Quelle évolution des contaminations ?

Le média local actu.fr rapporte que le taux d’incidence du virus dans le département est passé au-dessus du seuil de vigilance, avec 21 cas pour 100 000 habitants, alors que la moyenne nationale est de 4, le seuil de vigilance à 10 et le seuil d’alerte à 50. Ce taux d’incidence était de 7 cas pour 100 000 personnes le 2 juin, d’après Santé Publique France. Avec ces mauvais résultats, la Meurthe-et-Moselle pourrait repasser en orange. 

Selon les derniers chiffres communiqués par l’agence, 352 personnes sont mortes du Covid-19 dans les établissements sanitaires de Meurthe-et-Moselle depuis début mars et 123 personnes y étaient encore hospitalisées lundi, dont neuf en réanimation ou soins intensifs. Dans l’ensemble du Grand Est, l’une des régions françaises les plus touchées par l’épidémie, 1698 malades du Covid-19 restent hospitalisés. 

  • Une hausse des tests comme seule explication ?

« Nous avons effectué 18 210 tests depuis le 11 mai dans le département et 341 sont revenus positifs […] Nous faisons plus de tests qu’ailleurs et nous avons mis en place un bus de dépistage dans le Grand Nancy qui est bien accueilli. Il y a eu 1046 personnes testées dont 13 positives depuis vendredi », a expliqué Éric Freysselinard.  

« Le virus continue à circuler », a confirmé ce jeudi sur LCI Jérôme Marty, président de l’Union française pour une médecine libre, à propos de la Meurthe-et-Moselle. Entre fin mai et début juin juin, le nombre de tests positifs dans le département est passé de 3 à 41, en moins de dix jours, a-t-il ajouté, expliquant que « ce sont des chiffres qui sont très faibles. Il est tout à fait possible que, dès lors qu’on teste davantage, on trouve davantage de patients. Ils ne sont pas hospitalisés ». Cette hausse de la campagne de tests explique donc l’augmentation des cas de contamination, mais pas seulement. 

  • Un relâchement des citoyens ?

Le préfet déplore notamment une prudence « à géométrie variable ». « Les gens respectent les mesures en allant faire leurs courses et pour se rendre au bureau mais il y a un relâchement lors de fêtes de voisins ou en famille. Je lis sur les réseaux sociaux que l’épidémie est terminée. Je ne sais pas dans quel monde ces gens vivent… », a-t-il soufflé au cours de sa conférence de presse mercredi. 

Celui-ci a demandé aux policiers de contrôler l’application des mesures barrières dans les cafés et restaurants et aux patrons des supermarchés et grandes surfaces d’imposer le port du masque dans leurs établissements, ajoute actu.fr. « Je peux interdire certaines choses qui sont habituellement possibles », a également lancé Éric Freysselinard 



Source link

scroll to top