COVID-19: cette agente de voyage lance un «cri du cœur»


Une agente de voyage à bout de souffle demande de la «compassion» de la part de ses clients qui «l’engueulent» afin d’avoir le remboursement de leur billet d’avion.  

«C’était encore un bon client qui a raccroché et qui était déçu de mes services», lance Sylvie Potvin en raccrochant le téléphone. En plus des soucis financiers, la propriétaire de l’agence À vivre dès maintenant est aux prises avec des dizaines d’appels de clients impatients et parfois impolis depuis trois mois. 

«C’est terrible», dit la femme visiblement ébranlée par cet afflux de colère. «On est tanné d’avoir des appels pour se faire engueuler parce que les crédits des compagnies aériennes tardent à venir», explique-t-elle.

Sylvie Potvin, propriétaire de l’agence À vivre dès maintenant

Photo JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS

La propriétaire dont l’entreprise est sans revenu depuis trois mois lance donc «un cri du cœur» aux voyageurs pour qu’ils fassent preuve de compréhension. «On est un trait d’union dans le domaine du voyage», explique-t-elle.

Elle rappelle que ce sont les compagnies aériennes qui font les remboursements sur la carte de crédit et non l’agence de voyages. Or, les «classes de services différentes» font en sorte que les conditions du billet d’avion ne sont pas les mêmes pour les voyageurs d’un même vol. 

C’est notamment ce qui explique pourquoi tous ne payent pas le même prix pour un même vol. C’est aussi pourquoi un client peut avoir obtenu son remboursement tandis qu’un autre sur le même vol attend toujours. 

Sylvie Potvin, propriétaire de l’agence À vivre dès maintenant

Photo JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS

Client hargneux

Mme Potvin comprend que les gens attendent leur remboursement depuis plusieurs semaines et que plusieurs d’entre eux ont besoin de cet argent notamment en raison de la crise. «Sauf que c’est qui qui mange le coup de poing, les agences», explique Mme Potvin. 

«On n’a pas d’autorité, on applique ce que la compagnie aérienne a comme politique», explique-t-elle. «On est impuissant, ce n’est pas nous qui signons les chèques», répète-t-elle.  



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