COVID-19: Déconfinement sous haute surveillance au Québec


La reprise graduelle des classes et le retour au travail de 500 000 Québécois représentent un «pari risqué», mais nécessaire, estime le Dr Horacio Arruda, au moment où le Québec entame son déconfinement.  

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 « Je veux éviter des suicides chez des propriétaires de PME, des divorces parce que ça va mal, et de la violence faite aux enfants », a illustré le directeur national de la santé publique, mardi, alors que le gouvernement Legault présentait son plan de réouverture des entreprises. La veille, Québec avait dévoilé son calendrier de retour volontaire à l’école à compter du 11 mai.    

  • Ainsi, les commerces de détail ayant pignon sur rue ouvriront leurs portes à compter du 4 mai à l’extérieur du grand Montréal, et le 11 mai dans la région montréalaise.   
  • Toujours le 11 mai, la construction autre que résidentielle pourra redémarrer et les entreprises manufacturières reprendront graduellement leurs activités.   
  • Toutefois, les centres commerciaux et les entreprises de soins corporels (optométriste, dentiste, coiffeur, etc.) demeurent fermés jusqu’à nouvel ordre.    

« On parle d’à peu près 500 000 personnes, possiblement, qui pourraient retourner au travail sur 1,2 million qui sont en arrêt de travail », a expliqué le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon.  

Le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon (à droite), a présenté son plan de réouverture des entreprises. Il était accompagné­­­ du premier ministre, François Legault, et du directeur national de la santé publique, le Dr Horacio Arruda.

Photo Stevens LeBlanc

Le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon (à droite), a présenté son plan de réouverture des entreprises. Il était accompagné­­­ du premier ministre, François Legault, et du directeur national de la santé publique, le Dr Horacio Arruda.

Il faudra respecter les consignes  

Après un mois et demi de confinement, la santé publique veut ainsi permettre aux Québécois de retourner au travail, tout en s’assurant de « minimiser » les risques. « C’est clair […] qu’il va y avoir une augmentation de transmissions dans la communauté, dès qu’on rouvre un peu, et qu’il pourrait y avoir même des personnes qui décéderaient », a reconnu le Dr Horacio Arruda.  

« On sait, c’est un pari risqué », ajoute-t-il. Mais puisque le virus « est ici pour longtemps », il s’agit de trouver un équilibre, fait valoir le Dr Arruda.   

D’ailleurs, il n’hésitera pas à recommander à nouveau le confinement si la population ne respecte pas les consignes.  

Par contre, Québec ne prône plus la stratégie de l’immunité collective que le premier ministre François Legault défendait jeudi dernier.  

L’Organisation mondiale de la santé, le gouvernement fédéral et l’Institut national de santé publique du Québec se sont depuis prononcés contre cette approche.   

« On dit que c’est une possibilité, mais qui n’est pas… on n’a pas de preuve que ça fonctionne », a précisé M. Legault mardi.  

Pas de soirée entre amis  

Malgré ce retour progressif à la vie normale, les rassemblements dans les résidences ou sur les terrains privés demeurent interdits. La relance de l’économie est nécessaire afin « d’avoir des revenus pour être capables de se payer des services », fait valoir François Legault.  

« Mais faire des partys de famille, on peut s’en passer pendant un certain temps », ajoute-t-il, tout en disant comprendre que « les gens ont hâte de se retrouver ».    



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