COVID-19: Dennis Martinez s’inquiète pour le Nicaragua


Surnommé «El Presidente» depuis déjà une quarantaine d’années, l’ancien lanceur des Expos Dennis Martinez fait une fois de plus honneur à son sobriquet en venant au secours de sa patrie, le Nicaragua, en cette période de pandémie de coronavirus. 

Établi dans la région de Miami, Martinez n’a pas mis les pieds dans son pays natal depuis 2018. Il craint pour sa sécurité en raison du climat politique. Malgré tout, il n’a pas moins à coeur la santé de ses compatriotes. 

«N’importe qui dirigeant un pays doit prendre soin de la population, tranche Martinez. En ce moment, les gens du Nicaragua doivent se protéger eux-mêmes, car ils n’ont pas toutes les indications nécessaires.» 

L’ex-artilleur, surtout célèbre pour son match parfait réalisé dans l’uniforme des Expos en 1991, se mord naturellement les lèvres pour ne pas critiquer plus sévèrement le régime actuel du président Daniel Ortega. Selon lui, la gestion de la crise fait pitié. La population a longtemps été dans le déni, c’est le moins qu’on puisse dire, avec un nombre limité de tests. Les travailleurs de la santé sont par ailleurs mis en danger. 

Objectif: 50 000 $

Martinez, qui célébrait son 65e anniversaire jeudi, n’avait décidément pas le coeur à la fête au bout du fil. «El Presidente» s’inquiète pour son pays, si bien qu’il multiplie les efforts pour un financement visant à venir en aide aux Nicaraguayens. 

En date de jeudi, plus de 16 500 $ avaient été amassés via le site web gofundme.com sur un objectif de 50 000 $. Le but principal: fournir au personnel médical du Nicaragua une protection convenable pour soigner les gens atteints par la COVID-19. 

«Il faut protéger nos héros qui n’ont pas le soutien du gouvernement, il faut faire quelque chose», insiste Martinez, révélant que plusieurs médecins et infirmières oeuvrent, là-bas, privés de masques, de gants et d’uniformes appropriés. 

«Sentez-vous à l’aise»

Rappelant le bon temps qu’il a passé à Montréal, Martinez se tourne vers les Québécois pour obtenir un peu d’aide. L’ancien lanceur est toutefois bien conscient que la présente pandémie, qui affecte la planète, ne permettra pas à tout le monde de donner. 

«Je demande simplement aux gens de faire tout ce qu’ils peuvent, dit-il. Je comprends la situation actuelle, mais sentez-vous à l’aise d’offrir un peu d’aide au Nicaragua.» 

Déjà, les dons en provenance du Québec ont commencé à entrer. Son ami Perry Giannias, grand manitou d’Expos Fest, lui a notamment offert 250 $. 

«El Presidente» espère maintenant atteindre l’objectif fixé par l’organisation ConeXion Nica-USA, dont il est le propriétaire, en collaboration avec l’Association médicale Nicaraguan-American. 

Gracieuseté de Ken Singleton

Petite précision en terminant concernant son célèbre surnom: Martinez raconte qu’il lui avait été donné en 1979 par son coéquipier Ken Singleton, un autre ancien des Expos, à l’époque où ils évoluaient tous deux chez les Orioles de Baltimore. 

«Ç’a commencé par une blague, car je parlais souvent du Nicaragua et Singleton m’a dit que je serais le prochain président du pays, a raconté Martinez. Des années plus tard, je dois dire que j’aime me faire appeler « El Presidente ». Je le prends comme un compliment parce que ça démontre un respect et les gens qui te surnomment ainsi prouvent qu’il t’aime.» 

Au niveau de la popularité des présidents du Nicaragua, force est de croire que Dennis Martinez pointe toutefois bien en avant de Daniel Ortega, présentement.



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