COVID-19: des pharmaciens demandent l’aide de Québec


Les pharmaciens propriétaires de la province réclament un coup de pouce de Québec pour parvenir à garder la tête hors de l’eau, eux qui ont dû absorber des dépenses importantes liées à la crise.

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L’Association québécoise des pharmaciens propriétaires (AQPP) s’est inscrite récemment au registre des lobbyistes pour demander un soutien afin de réussir à couvrir certains frais encourus en raison de la pandémie».

«On ne craint pas de fermetures à court terme. Nos membres ne sont pas en train d’étouffer, mais disons qu’on a besoin d’air», illustre le président de l’association, Benoît Morin.

Dépenses importantes

Parmi les dépenses qui pèsent de plus en plus lourd sur leurs épaules, les pharmaciens citent entre autres les frais de livraison. Parce que contrairement aux épiceries, la loi interdit aux pharmacies de faire payer des frais supplémentaires.

«Une commande livrée implique beaucoup plus de temps, donc du personnel supplémentaire. Ça prend une organisation de l’espace dans la pharmacie. Ça prend des livreurs de plus. Et comme on ne peut pas charger la livraison, ce sont des coûts directement absorbés par le propriétaire», explique Katherine Harrison, propriétaire de deux Jean Coutu de Québec, qui a vu son nombre de livraisons exploser de 300 % depuis le début de la crise.

La question des équipements de protection individuelle, du réaménagement des pharmacies et des mesures de désinfection soulève aussi des inquiétudes.

«Limite»

«Tout au long de la crise, on est restés ouverts et on l’a fait avec bonheur pour aider la clientèle, mais jamais on n’a eu de support pour tout ça », fait remarquer Judith Choquette, pharmacienne à Longueuil. « Il y a une limite à ce qu’on peut absorber».

La demande au gouvernement vient aussi du fait que les pharmaciens refusent de refiler la facture aux clients.

«On craint les difficultés financières pour nos membres, oui, mais aussi pour nos clients. On en voit des comptes à recevoir qui s’accumulent, qui augmentent parce que des clients ne sont plus en mesure de payer les franchises. La solution n’est pas là», croit Benoit Morin. 

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