COVID-19 et canicule en CHSLD: la ministre Blais compte sur la créativité


La canicule hâtive qui se pointe complique la situation en CHSLD: certains établissements vétustes sont peu climatisés ou ne le sont pas du tout.  

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Face à la COVID-19 qui menace une clientèle vulnérable, la ministre des Aînés et des Proches aidants du Québec, Marguerite Blais, affirme qu’il faut être créatif pour trouver des solutions.  

«On va autoriser la climatisation par toutes sortes de moyens. Notamment la location d’unités extérieures de climatisation. Les PDG des CIUSSS et des CISSS seront responsables d’identifier leurs CHSLD, certains étant moins vétustes que d’autres. On peut aller jusqu’à avoir des génératrices et travailler avec des entrepreneurs dans le but de souffler de l’air frais», préconise la ministre de la Coaltion avenir Québec.  

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En raison du coronavirus, les aînés ne peuvent pas passer du temps dans les aires communes climatisées des CHSLD, par crainte de contamination.  

«Il va falloir créer des zones de fraîcheur dans les zones avec COVID et sans COVID. Il va falloir que les établissements soient créatifs et travaillent avec des entrepreneurs. Il y a aussi le personnel qui porte maintenant des masques, des visières, des jaquettes. Tous ces gens ont aussi besoin d’être confortables dans leur travail», affirme Marguerite Blais.  

La climatisation augmentera les coûts de fonctionnement des CHLSD, mais la ministre ne s’en inquiète pas. «En ce qui nous concerne, ce n’est pas une question d’argent, mais de confort. S’il y a des difficultés financières, le gouvernement sera là pour pallier», assure Marguerite Blais.  

«On voit du personnel mourir au combat en même temps que des aînés, c’est tellement triste. On va déployer tous les efforts nécessaires pour rafraîchir le plus possible ces milieux-là.»  

Souffler de l’air frais en temps de COVID risque-t-il de propager le microbe? «Je ne suis pas une scientifique. Le Dr Arruda a dit qu’il ne fallait pas que l’air soit projeté sur les résidents, et on va avoir l’avis d’experts.»  

«Des gens sont confinés depuis je ne sais pas combien de temps dans leur chambre. Si, en plus, on les empêche d’avoir de la fraîcheur, c’est inhumain. Dans la balance des pour et des contre, il faut que les gens soient hydratés, qu’ils puissent bouger, soient plus confortables. Le risque zéro n’existe pas», fait valoir Marguerite Blais.  

  

  

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