Covid-19 : hydroxychloroquine, HCQ : le feuilleton continue


Deux nouvelles études « foireuses » viennent de sortir. L’une absolument pas sérieuse, l’autre scandaleuse ! Dans quelles zones la rigueur et l’intégrité scientifique sont-elles en train de s’égarer ?

Suite à l’indignation mondiale de la communauté scientifique « saine », le « Lancet » et le « New England Journal of Medicine » (« NEJM »), deux revues prestigieuses, ont retiré les études fallacieuses anti-hydroxychloroquine qu’elles ont publiées en mai. Ce fait, extrêmement rare, a sérieusement terni l’image de ces deux hebdomadaires dont le manque d’impartialité est apparu au grand jour. Il a fait comprendre au monde entier que de fortes pressions – peut-être des avantages – se sont exercées sur ces journaux et certaines institutions pour clouer au pilori un vieux produit bien toléré et pas cher, qui dérange énormément l’industrie pharmaceutique américaine. On aurait pu croire l’affaire close. Il n’en est rien : les enjeux économiques et politiques sont trop importants pour que les anti-HCQ baissent les bras.

Une nouvelle étude randomisée, publiée dans le « NEJM » le 3 juin, a eu pour but de vérifier (versus placebo) si l’HCQ pouvait prévenir la survenue du Covid-19 : 821 sujets âgés d’au moins 18 ans, sans symptômes mais « présumés » avoir été proches ou au contact d’une personne contaminée, ont été recrutés et suivis à distance sur Internet. Parmi ceux-ci, 103 furent inclus. Sans aucun test diagnostic de confirmation chez plus de 80 % d’entre eux (ni en début ni en fin d’étude), des comprimés de même aspect (HCQ ou placebo) leur furent assignés par tirage au sort et envoyés par la poste. In fine, 49 personnes ont pris de l’HCQ et 54 un placebo. Résultat : pas d’efficacité préventive dans le groupe HCQ, pas de différence avec le groupe placebo. Pas non plus d’effets indésirables cardiaques ou graves liés au médicament. Cet essai n’est pas sérieux : chez les(…)

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