COVID-19: Il faut continuer la sensibilisation dans Saint-Michel


MONTRÉAL | Il faut continuer à sensibiliser les gens aux mesures à adopter pour contrer le coronavirus même si la situation s’améliore à Montréal, selon des élus représentant la population de l’arrondissement Saint-Michel. 

La distribution de masques, le déploiement de cliniques mobiles et permanentes et la création de corridors sanitaires ont été mis en place dans ce secteur fortement touché de l’île, mais un enjeu reste à régler pour une partie de la population: l’accès à internet.

«Beaucoup vont encore à la bibliothèque pour utiliser un ordinateur», a affirmé mardi le conseiller municipal Sylvain Ouellet, qui était accompagné de trois autres élus pour servir des viennoiseries et du café offerts par une boulangerie du quartier à des employés du CHSLD de Saint-Michel.

Comme les bibliothèques sont fermées depuis deux mois, l’accès à l’information devient donc difficile pour beaucoup de résidents du coin.

«Les jeunes ont besoin d’avoir accès à internet et les parents aussi», a indiqué la mairesse d’arrondissement Giuliana Fumagalli. Selon elle, la Ville travaille avec la Direction régionale de santé publique à l’élaboration d’un plan pour permettre aux citoyens d’utiliser un ordinateur en respectant les mesures d’hygiène dans les bibliothèques municipales. Elle espère que cela soit possible dans les deux semaines à venir.

Situation critique

Le CHLSD de Saint-Michel est l’un des 29 établissements jugés «en situation critique» par le gouvernement du Québec; 31% des résidents de ce CHLSD sont présentement atteints de la COVID-19.

Depuis deux semaines, les aides de service Elina, 18 ans, et Carolanne, 24 ans, prêtent main-forte à leurs collègues du CHLSD. Sans expérience dans le milieu de la santé, leurs premières semaines vécues leur ont demandé un sang-froid imprévisible.

«J’ai eu quatre décès dans les deux dernières semaines», a donné en guise d’exemple Carolanne.

Les différentes attentions portées à leur égard leur permettent de démarrer en force leur quart de travail. «Quand on arrive et qu’on parle avec les gens avant d’aller travailler, c’est une bouffée d’air. Les gens nous sourient, nous donnent des choses et nous remercient de notre travail. Ça fait du bien avant de commencer notre journée», s’est réjouie Elina.



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