Covid-19 : la résidence Pierre-Grison était au cœur des préoccupations


« Ça a été une période extraordinaire, au sens littéral du terme, dans ce qu’il y a de plus dramatique. Mais en même temps, une période de solidarité. Ça a mis en exergue des choses assez inattendues, comme les liens qu’on a eus avec les familles. L’ensemble des salariés s’est montré très motivé, très investi », souligne Jean-Baptiste de Vaucresson.

Dès le début de la pandémie de coronavirus, « on a réagi très tôt, sans attendre les décisions du gouvernement, avec notre bon sens et nos connaissances du terrain, pour prendre des mesures ».

Hospitalisations dès le 14 mars

Les quatre secteurs de l’Adapei ont fait l’objet de mesures strictes, « mais on avait une préoccupation centrale : la résidence Pierre-Grison à Eguenigue , car c’est le lieu de vie de nos usagers ».

Décision a été prise de la fermer. Et de tout faire pour protéger au maximum les usagers. Car dès le 14 mars, des cas de Covid-19 sont apparus. Des hospitalisations ont été nécessaires, deux résidents ont perdu la vie. Certains personnels des autres secteurs « en pause » sont venus renforcer les effectifs de la résidence.

Syndrome du glissement

« On a des publics avec des fragilités spécifiques, d’où la décision radicale de fermeture. Masques et gel avaient pourtant été anticipés », note Hélène Seyfritz, la directrice du secteur habitat et accompagnement. « Au début, tous étaient confinés dans leur chambre. Mais au bout d’une semaine, on s’est rendu compte que certaines personnes allaient souffrir du syndrome de glissement, alors on est passés au semi-confinement. Les résidents prenaient leurs repas en chambre, mais on maintenait quelques activités, d’abord en individuel, puis en petits groupes. »

 Les huit personnes positives au Covid-19 ont été mises en quatorzaine dans les Vosges. Il fallait protéger l’ensemble des résidents et ne pas donner l’impression à ceux qui étaient positifs d’être punis.

Autre décision prise au sein de la résidence : faire bénéficier tous les résidents et tous les salariés d’un test sérologique, « ce qui nous a permis d’avoir une cartographie précise », explique M. de Vaucresson. Les tests ont révélé huit personnes positives, asymptomatiques. En un temps record, il a été organisé une mise en quatorzaine de ces huit résidents, dans un gîte, dans les Vosges. « Il fallait protéger l’ensemble des résidents et ne pas donner l’impression à ceux qui étaient positifs d’être punis. Ils sont partis en vacances pendant deux semaines. »

Aujourd’hui, la résidence Pierre-Grison se déconfine en douceur. « Le retour dans les familles est à nouveau possible. »





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