COVID-19 – La série : quels comédiens pourraient incarner les acteurs de la crise ?


Il y a fort à parier qu’un film ou une série revisitera un jour la crise du coronavirus. Mais si l’on mettait un tel projet en chantier aujourd’hui au Québec, qui jouerait qui ? Et qui serait au rendez-vous ?  

• À lire aussi – Cotes d’écoute: François Legault devant La Voix et District 31 

C’est un véritable casse-tête qui attend les producteurs qui s’attaqueront au projet, particulièrement quand viendra le temps d’attribuer les rôles des politiciens. Le premier ministre François Legault a souvent été imité par Pierre Brassard au Bye Bye, mais pour défendre cette figure-clé dans une œuvre dramatique, on opterait pour Benoît Gouin. L’acteur de L’heure bleue a déjà incarné un politicien au petit écran. C’était en 2007, dans René : Le destin d’un chef. Il s’était glissé sous les traits de Camille Laurin.  

Pour camper le partenaire de points de presse du chef caquiste, le coloré Horacio Arruda, on ferait appel à Manuel Tadros. Les interprètes du langage des signes qu’on aperçoit lors des conférences quotidiennes du tandem mériteraient aussi d’être représentées.  

Pour compléter le volet « politique provinciale et nationale » du scénario, on recourrait aux services de Sébastien Delorme (Justin Trudeau), Émilie Bibeau (vice-première ministre Geneviève Guilbault), Marie-Thérèse Fortin (qui saurait exprimer le mélange douceur-fermeté de Danielle McCann) et Véronique Le Flaguais (Marguerite Blais).  

Côté médiatique, Jeff Boudreault pourrait représenter l’ensemble des journalistes en reprenant son rôle de Jean Brière dans District 31. Le comédien Luc Proulx (Lance et compte) camperait le chef d’antenne de TVA, Pierre Bruneau, tandis que Paul Doucet interpréterait son homologue radio-canadien, Patrice Roy.  

Quelques histoires secondaires viendraient immanquablement pimenter le scénario, comme celles du « tousseur » du service au volant et d’un homme qui bourre son panier de papier de toilette au Costco. On pourrait également en profiter pour saluer le dévouement des médecins, infirmières et autres travailleurs de première ligne.  

Pas tout de suite  

De manière réaliste, on devra attendre plusieurs années avant qu’un film ou un feuilleton québécois relatant la pandémie émerge. C’est du moins ce qu’on conclut quand on jette un œil aux autres œuvres cinématographiques ou télévisuelles inspirées des crises récentes de notre histoire.  

Le long métrage Polytechnique de Denis Villeneuve, par exemple, a pris l’affiche en 2009, soit 20 ans après l’horreur. Pendant longtemps, le cinéaste Sylvain Archambault (Les pays d’en haut) et l’auteur Jacques Savoie (Les Lavigueur, la vraie histoire) ont voulu sortir un film qui devait nous faire revivre la tempête de verglas de 1998, mais leurs efforts sont restés vains.  

Quant à savoir si l’écriture d’une œuvre du type COVID-19 – La série intéresserait des scénaristes, ça reste à voir. Jointe au téléphone, Danielle Trottier (Unité 9, Toute la vie) ignore même quand les gens seront prêts à regarder un tel drame. « Je suis très soucieuse des téléspectateurs, indique l’auteure. Est-ce qu’ils vont vouloir en réentendre parler une fois qu’on va s’en être sorti ? Je ne sais pas. »  

Côté américain  

Parions qu’aux États-Unis, les studios transposeront rapidement la crise à l’écran. Le premier film d’envergure directement inspiré des attentats du 11 septembre 2001, United 93, était arrivé en salle en avril 2006. Le suspense de Paul Greengrass avait récolté un maigre 30 M$ US au box-office, prouvant que plusieurs Américains n’étaient pas encore chauds à l’idée de replonger au cœur du drame.  



Source link

scroll to top