Covid-19 : le casse-tête des testaments en Angleterre


Avec la pandémie, les notaires sont submergés par les demandes de testaments. Mais la loi, archaïque, n’est pas vraiment adaptée à la situation…

Rien de plus radical qu’une pandémie pour rappeler à l’homme qu’il n’est pas invincible et encore moins immortel. Et qu’il vaut mieux se préparer au pire. L’augmentation galopante de la mortalité liée au covid19 en Angleterre (27 510 victimes au 2 mai) a entraîné un boom des testaments. Mais pour les lois parfois archaïques du canon anglais et gallois, le coronavirus présente un vrai casse-tête. Un testament en Angleterre et au Pays de Galles doit en effet être contresigné par deux témoins extérieurs et indépendants, présents ensemble à la signature avec le notaire et le testateur. En ces temps de distanciation sociale et physique, l’opération frôle l’illégalité. Et si elle doit se passer au sein d’une maison de retraite ou d’un hôpital, elle devient vraiment risquée pour toutes les parties. 

C’est l’un des nombreux défis du confinement. Avec une augmentation de 400% des rédactions de testaments certifiés par les grandes firmes d’avocats et de notaires en avril 2020 par rapport à l’année précédente, la question est devenue pressante. Les associations professionnelles ont vite saisi le ministère de la Justice pour qu’il assouplisse la procédure, même temporairement, quitte, pour les testateurs toujours en vie, à signer à nouveau le testament dans les règles de l’art.  

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