COVID-19: les liaisons régionales d’Intercar menacées


La pandémie de COVID-19 menace la survie des liaisons régionales du transporteur Intercar. Cette entreprise de Saguenay effectue le transport interurbain depuis 35 ans.  

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Le président Hugo Gilbert sonne l’alarme. «Pour redécoller, ça va être très difficile», a-t-il dit jeudi en entrevue avec TVA Nouvelles.   

Le transport entre le Saguenay et les municipalités du Lac-Saint-Jean, les régions de Chibougamau et de la Côte-Nord ne reprendra pas sans l’aide du gouvernement du Québec.   

«Dans le contexte où la pandémie est encore là et que l’on veut desservir ces régions-là, c’est évident que l’aspect financier ne sera pas au rendez-vous et, pour nous, en tant que transporteur privé, ça va être difficile d’assumer seul ce fardeau financier», a précisé Hugo Gilbert.   

Intercar et six autres transporteurs québécois ont demandé un coup de pouce au ministère des Transports du Québec (MTQ) afin d’assurer la pérennité d’un service déjà fragilisé par le passé.   

«Même quand on avait la disponibilité, l’achalandage n’était pas au rendez-vous. Il y a des MRC qui nous aidaient et il y a le MTQ qui nous aidait déjà, avant même que la pandémie frappe», a poursuivi M. Gilbert.   

Il a confirmé que la réouverture des frontières de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean, le 11 mai dernier, permettra une reprise graduelle du transport interurbain entre Saguenay et Québec, au cours du mois de juin.   

«Il va y avoir un voyage par jour entre Chicoutimi et Québec / Québec-Chicoutimi aller-retour. Ça va être quatre fois par semaine. Comparativement à avant, où on avait quatre allers-retours par jour, sept jours sur sept», a-t-il précisé.   

Avant que les autocars reprennent du service, les transporteurs travaillent à mettre en place des mesures sanitaires pour éviter la propagation du coronavirus.   

«Ce n’est pas seulement Intercar, mais tous les transporteurs. On pense obliger le port du masque à bord de nos véhicules», a-t-il dit.   

Le nombre de clients qui pourront monter dans les autobus reste aussi à déterminer. Pour que l’espacement physique de deux mètres soit respecté, un autobus ne pourra accueillir qu’une douzaine de clients à la fois. Un scénario inconcevable, aux dires d’Hugo Gilbert. «Douze passagers, pour nous, c’est invivable. Ce que l’on veut, c’est d’y aller avec 24 passagers à bord, donc la rangée du devant, juste derrière le conducteur, est [retranchée]. Et après ça, c’est un banc sur deux qui serait utilisé.»



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