Covid-19 : les mesures de restriction peuvent exacerber les risques pour la santé publique (Expert)


Selon le Rapporteur spécial sur le droit à la santé, ces mesures comprennent notamment le fait d’empêcher les enfants d’aller à l’école, d’empêcher les individus d’acheter des produits de première nécessité, de fermer les services de soutien nécessaires, d’accroître la violence sexiste et d’élargir les inégalités en matière de santé entre les populations.

Pour Dainius Puras, « l’éloignement physique et les autres mesures anti Covid-19 sont inadéquats » si d’autres éléments cruciaux tels que le logement adéquat, l’eau potable et l’assainissement, l’alimentation, la sécurité sociale et la protection contre la violence sont ignorés.

D’une manière générale, il estime que la pandémie de Covid-19 a mis une pression immense sur les systèmes de santé publique dans le monde entier. Dans ces conditions, les États doivent s’assurer que « les normes les plus élevées possibles » en matière de santé physique et mentale sont respectées lorsqu’ils répondent à la crise. 

Une façon pour l’Expert onusien de s’inquiéter de l’interruption des services de santé non-Covid-19 pendant la crise, y compris les soins de santé sexuelle et reproductive, les antirétroviraux pour les personnes vivant avec le VIH, les campagnes de vaccination, et les soins et le soutien communautaires, y compris les soins de santé mentale.

Plus largement, « des obligations contraignantes fondées sur le cadre du droit à la santé obligent les États à envisager la réponse sociale au sens large dans la lutte contre la Covid-19 ».

Pour M. Puras, l’examen de la réponse sociale au sens large rendra les mesures pour lutter contre la Covid-19, non seulement plus équitables, mais aussi plus efficaces, plus effectives et plus transparentes.

« Un autre aspect fondamental du droit à la santé est la participation de toutes les communautés affectées, qui soutient des réponses équitables, facilite l’action menée par les communautés et cible les interventions qui respectent les droits », a conclu le Rapporteur spécial.

Note

Les Rapporteurs spéciaux font partie de ce que l’on appelle les procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme. Les procédures spéciales, le plus grand organe d’experts indépendants du système des droits de l’homme des Nations unies, est le nom général des mécanismes indépendants d’enquête et de surveillance du Conseil qui s’occupent soit de situations de pays spécifiques soit de questions thématiques dans toutes les régions du monde. Les experts des procédures spéciales travaillent sur une base volontaire ; ils ne font pas partie du personnel des Nations unies et ne reçoivent pas de salaire pour leur travail. Ils sont indépendants de tout gouvernement ou organisation et travaillent à titre individuel.



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