COVID-19 : les signaleurs inquiets


Les signaleurs qui travaillent aux abords des chantiers de construction s’inquiètent d’un manque de protection contre la COVID-19 avec la reprise des travaux lundi.

L’Association des travailleurs en signalisation routière du Québec (ATSRQ) a affirmé dimanche que les employeurs ne sont pas tenus de fournir des visières, des masques ou des gants aux signaleurs qui sont parfois en contact avec le public.

«La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) n’oblige pas les employeurs à fournir l’équipement de protection, a dénoncé le président de l’ATSRQ, Jean François Dionne, en entrevue téléphonique. Mais au centre-ville de Montréal, les signaleurs sont en contact avec des piétons et des cyclistes. Et sur la route, il y a des automobilistes qui s’approchent pour avoir des explications ou pour se plaindre des détours.»

M. Dionne s’explique mal le manque de planification du gouvernement de François Legault pour leur secteur d’activité.

«Personne n’a pensé qu’il y a des choses à régler pour les signaleurs qui peuvent se retrouver à trois dans un camion, afin d’installer des panneaux de signalisation sur les routes. La distance de deux mètres ne sera pas respectée», a-t-il souligné.

«On est toujours les derniers sur la liste. On n’aura pas accès au lavabo et au savon et à une source d’eau. Qu’est-ce qu’on fait si l’employeur ne veut pas payer pour du Purell?» a déploré le président de l’ATSRQ.

Jean François Dionne est aussi préoccupé par la mise en place en même temps de nombreux détours en raison des chantiers sur les routes et autoroutes de la province. Il affirme qu’au lieu de se faire graduellement en avril comme c’est le cas normalement, les cônes orange font leur apparition subitement cette année.

«Cela amène un danger plus élevé pour les signaleurs. On aurait dû commencer plus lentement», a-t-il déclaré.

Il a précisé que le début des travaux au printemps constitue toujours une période plus risquée pour les signaleurs, car les automobilistes ne sont pas habitués aux détours.

Il déplore qu’aucune opération de vigilance aux abords des chantiers n’ait été annoncée par la Sûreté du Québec pour les semaines à venir.

M. Dionne affirme que 71 signaleurs ont été impliqués dans des accidents en 2018 et 81 en 2019. Il craint donc que ce soit pire cette année.



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