COVID-19 : Montréal distribuera des masques


MONTRÉAL | Les masques devraient continuer à se répandre dans la métropole puisque 50 000 masques réutilisables seront distribués à la population et que Santé Montréal en «recommande très fortement» le port dans les transports en commun, commerces et milieux de travail.

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Le port du masque ne sera toutefois pas obligatoire, a réitéré mardi la directrice de la santé publique régionale de Montréal, la Dre Mylène Drouin. Aucune contravention ne sera distribuée à quelqu’un qui ne porterait pas de masque.

«Rendre obligatoire amène aussi des effets pervers et/ou négatifs, a-t-elle expliqué. Ça fait en sorte que certaines populations qui n’ont peut-être pas la capacité de se le procurer peuvent être marginalisées.»

La Ville a commandé quelque 50 000 masques réutilisables, qui seront remis à des organismes qui les redistribueront selon les besoins de la population.

Montréal-Nord

Au cours des 24 dernières heures, 450 nouveaux cas de coronavirus ont été recensés sur l’île de Montréal, portant le total à 12 487.

Montréal-Nord est l’arrondissement le plus touché avec 1153 cas et le taux le plus élevé de personnes infectées au prorata de la population.

La Dre Drouin a indiqué que cette «progression serait apparue vers le 8 avril» et ne «serait pas associée à la première vague» touchant une population «plus jeune qu’ailleurs à Montréal».

La situation sera davantage étudiée par Santé Montréal au cours des prochains jours, mais selon les premières hypothèses, elle pourrait s’expliquer par le nombre élevé de travailleurs oeuvrant dans les services essentiels qui habitent dans cette partie de la ville.

Toronto

On apprenait la semaine dernière que Montréal enregistrait un taux de mortalité en lien avec la COVID-19 quatre fois plus élevé que Toronto.

La Dre Drouin croit que cette statistique peut s’expliquer notamment par les voyages effectués par les Québécois pendant leur semaine de relâche, qui tombait avant le confinement, contrairement à Toronto.

«Avec cette semaine de relâche, probablement que certains travailleurs de la santé ont introduit le virus dans des établissements et ça explique entre autres certaines éclosions peut-être plus fulgurantes qu’on a eues au Québec», a-t-elle dit.



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