COVID-19 : «On a de la difficulté à savoir ce qui se passe» – Valérie Plante


Les résultats de la stratégie de tests à grande échelle annoncée il y a deux semaines permettant de dresser un portrait plus détaillé de Montréal se font attendre, et la mairesse de Montréal admet avoir du mal à «savoir ce qui se passe».  

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«Je ne le sais pas précisément, c’est encore des scénarios. À Montréal la situation est complexe. Le territoire est divisé en 5 CIUSS, en cinq zones, il n’y a pas de grand patron. C’est évident que c’est difficile de recueillir toute l’information, même pour la Dre Mylène Drouin de la Santé publique. C’est beaucoup par territoire, c’est très fragmenté», explique la mairesse de Montréal, Valérie Plante en entrevue avec Mario Dumont à LCN, mercredi matin.  

Son inquiétude et cette difficulté à avoir un portrait clair sont partagées par beaucoup de gens sur le terrain, chez les élus, le personnel de la santé, et les citoyens, souligne-t-elle.  

Difficile pour la Ville d’aider et d’intervenir lorsqu’il est difficile d’avoir ces informations cruciales.  

«On a de la difficulté à savoir ce qui se passe. À la Ville, on essaie d’aider, on a mis les autobus à disposions pour des cliniques mobiles, on est venu aider pour les itinérants en créant des sites de jour. Moi je peux aider, mais il faut que je sache où agir. Il faut que je sache qu’est-ce que je peux faire. Et là, c’est plus difficile de le savoir», insiste-t-elle.  

Il est primordial pour elle que le gouvernement et la santé publique mettent toutes leurs énergies à lutter contre le virus dans la métropole.  

On est la locomotive économique, il faut vraiment prendre soin de nous et porter une attention particulière. Montréal n’est pas seulement l’endroit le plus touché au Québec, mais au Canada.  

Montréal doit être la priorité de François Legault selon la mairesse.  

«Il faut mettre beaucoup d’attention, d’énergie et de ressources à Montréal. Les CHSDL, la propagation communautaire n’est pas encore sous contrôle. Il faut dépister davantage. Ce que je veux faire c’est sensibiliser le premier ministre à la nécessité à ce que des messages, et des ressources, et des sommes d’argent, entre autres pour des couvre-visage, soient envoyés à Montréal. Partout à travers le monde, c’est dans les métropoles, c’est dans les grandes villes, que c’est difficile. On ne fait pas exception», conclut-elle.  

Le premier ministre a indiqué mardi qu’il serait dans la métropole jeudi et vendredi.  

Montréal représente environ la moitié des cas québécois de COVID-19 et la majorité des décès.  

Mardi, 113 des 118 nouveaux décès sont survenus à Montréal. 

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