Covid-19: que sait-on des 150 clusters repérés en France depuis le déconfinement?


Question posée par Lydia le 06/06/2020

Bonjour,

Un cluster, selon Santé publique France, est un «foyer de transmission ou épisode de cas groupés», défini par «la survenue d’au moins 3 cas confirmés ou probables, dans une période de 7 jours, et qui appartiennent à une même communauté ou ont participé à un même rassemblement de personnes, qu’ils se connaissent ou non».

Depuis le 11 mai, ces clusters sont investigués par les agences régionales de santé, grâce à un traçage et un dépistage des cas contacts, permettant ainsi de les contrôler.

Selon le dernier point épidémiologique de Santé publique France publié jeudi, à la date du 3 juin et hors Ehpad et milieux familiaux restreints, 150 clusters ont été repérés en France depuis le 13 avril, dont la très grande majorité (136) depuis le déconfinement. Parmis eux, 142 se trouvent en métropole et 8 dans les départements ou région d’outre-mer.

Ces clusters, dont 66% sont constitués de plus de 5 cas, sont avant tout situés, pour près d’un tiers, dans des établissements de santé (27%). Viennent ensuite les entreprises publiques ou privées (17%), les établissements sociaux et d’insertion (17%), les établissements pour personnes handicapées (8%), les milieux familiaux élargis (avec plusieurs foyers familiaux, 6%), les communautés dites vulnérables comme les «gens du voyage» ou les migrants (6%), les milieux scolaires ou universitaires (3%), les prisons (3%), les rassemblements temporaires de personnes (1%) et les crèches (1%). A noter que, pour l’heure, aucun cluster n’a été repéré dans les transports, qu’il s’agisse des trains, des bateaux ou des avions.

Selon l’agence de santé, «la majorité (62%) de ces clusters est en cours d’investigation (clusters actifs en termes de nouveaux cas avec mise en place de premières mesures de contrôle), 23 % ont été maîtrisés (avec suivi des contacts en cours et absence de nouveaux cas 7 jours après le dernier cas), et 15 % ont été clôturés (absence de nouveaux cas 14 jours après la date de début des signes du dernier cas et la fin de la quatorzaine de tous les cas contacts)».

Au sein de ces clusters faisant l’objet d’une investigation, 40 % ont une «criticité élevée». Pour autant, «aucune diffusion communautaire (survenue de nouveaux cas hors de la collectivité et en lien avec le cluster) non contrôlée n’est rapportée», selon Santé publique France.

En terme géographique, enfin, ces clusters sont repartis en différents endroits sur le territoire, avec toutefois une majorité d’entre eux dans les Bouches-du-Rhône (9), le Nord (7), le Bas-Rhin (6) et la Guyane (5).


Luc Peillon





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