COVID- 19: risques élevés de faillite pour la Royal Air Maroc, Air Algérie et Tunisair


L’Association africaine des compagnies aériennes, (AFRAA) a effectué récemment un audit montrant que les compagnies maghrébines en l’occurrence Air Algérie, Tunisair et Royal Air Maroc, subissent de plein fouet la crise sanitaire de covid-19. D’après ce rapport, la Royal air Maroc est plus touchée avec 1,6 milliard de pertes suivant le ratio manque à gagner sur sièges. La compagnie marocaine est suivie par sa voisine Maghrébine Air Algérie avec plus de 800 millions de pertes. Tunisair, moins affectée en raison de la taille de sa flotte, occupe la troisième place avec 500 millions de pertes.

Concernant Air Algérie, les pertes financières pourraient atteindre 89 milliards de dinars (690 millions de dollars) à la fin de l’année en cours. Pour le porte-parole de la compagnie, Amine Andaloussi , Air Algérie dispose de «65 milliards de dinars de trésorerie. Et en dépit de la crise, nous avons des charges incompressibles que nous devons honorer, à savoir la maintenance des avions, la location des sièges, les charges des fournisseurs et prestataires et évidemment les salaires».

Du côté de la Royal Air Maroc, qui fait état d’une perte de 50 millions de dirhams par jour (5 millions d’euros) depuis le début de la crise, un plan social se heurte en ce moment à des négociations difficiles avec les pilotes et les autres catégories du personnel. Pour sa part, Tunisair a sollicité de l’Etat tunisien une aide de 100 millions de dinars, soit 35 millions de dollars pour faire face à ces charges. Ces trois compagnies vivent le même sort que les autres transporteurs africains et doivent pour éviter la faillite obtenir une aide conséquente de leurs Etats.

L’AFRAA, organisation comptant 45 compagnies membres sur le continent, estime qu’environ 95% de la flotte aérienne du continent est clouée au sol. Sur cette base, l’instance recommande aux gouvernements de mettre en place des programmes de relance afin de soutenir les compagnies aériennes africaines. Pour Abderrahmane Berthé, secrétaire général de l’AFRAA, si les compagnies ne reçoivent pas d’aide, elles risquent de se retrouver en situation d’insolvabilité d’ici à la fin juin. Le responsable a estimé que 2,5 à 3 milliards de dollars seront nécessaires, à travers des aides financières ou des allègements de taxes et charges, pour permettre aux compagnies aériennes de reprendre les airs.



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