Covid-19 : Trop d’essais cliniques tuent les essais cliniques


Très nombreux, redondants et en mal de participants : la grande dispersion des projets de recherche a été préjudiciable, et peu aboutiront in fine.

Face à la crise épidémique, la France n’a pas eu assez de masques, de tests, de respirateurs et de médicaments. Les pouvoirs publics n’ont en revanche jamais manqué de rappeler que notre pays était le champion d’Europe des essais cliniques. Y avait-il réellement matière à s’en réjouir ? Côté pile, la profusion de projets montre le dynamisme de notre recherche. Côté face, la désorganisation qui a en résulté a abouti à une dispersion préjudiciable des moyens. 

Dans l’urgence, comme l’ont rappelé les Académies des sciences, de médecine et de pharmacie, nombre de ces essais n’ont pas respecté les standards de la médecine fondée sur les preuves. Ainsi, alors que le Covid-19 évolue favorablement dans la majorité des cas, beaucoup de protocoles ne disposent pas de groupe contrôle, ce qui empêchera d’avoir une vision claire des résultats. Mais, surtout, les essais, près de 60, sont en réalité trop nombreux, d’autant que certains se révèlent redondants. Le cas de l’hydroxychloroquine est emblématique. Pas moins de 16 protocoles l’incluant étaient recensés le 1er juin en France, selon le site de référence ClinicalTrials.gov…  

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