COVID-19: un laboratoire trifluvien qui planche sur un vaccin serait espionné


Un laboratoire de Trois-Rivières qui travaille à la mise au point d’un vaccin contre la COVID-19 pourrait être la cible d’espions étrangers.  

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Son chercheur en chef a des indices pointant dans cette direction, notamment des appels à répétition provenant des États-Unis et un achalandage en forte hausse sur son compte LinkedIn provenant en grande partie de la Chine.   

«Dès qu’on a commencé à travailler, ça s’est su. Ça a pris environ une semaine. À peine une semaine après, je prenais des appels anormaux des États-Unis. La solution, pour moi, c’est simplement de ne pas répondre», a indiqué Yves Hurtubise, de Biotechnologies Ulysse, un laboratoire logé au Technoparc sur le site Trois-Rivières sur Saint-Laurent.   

Il y a deux semaines, le chercheur a compris que ses craintes pouvaient être fondées lorsqu’il a été contacté par le Service canadien du renseignement de sécurité. Il a été invité à demeurer sur ses gardes parce que son centre de recherche pouvait être la cible d’ingérence, d’espionnage ou de cyberattaques notamment de la Chine, de l’Iran et de la Russie.   

Il a été demandé aux quatre chercheurs du centre de se montrer prudents.   

Aussi, il leur a été conseillé de ne pas prendre leurs ordinateurs portables avec eux lorsque les voyages seront à nouveau permis, afin de protéger les données sensibles.   

L’ex-membre du SCRS Michel Juneau-Katsuya ne s’étonne pas du tout de la convoitise étrangère.   

«Comme il s’agit d’une course avec plusieurs coureurs, plusieurs personnes cherchent à savoir exactement où en sont les autres et ce qu’ils ont découvert. Dans cet ordre d’idée, des gouvernements sont aussi complices de plusieurs tentatives de voler les informations.»



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