COVID-19 : une clinique de dépistage mobile sillonnera la région


En deux semaines, le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ) a mis en place quatre cliniques de dépistage mobile. La quatrième, qu’on a présentée cet avant-midi à Victoriaville, prendra la route dès demain (jeudi) pour sillonner le territoire des MRC d’Arthabaska et de L’Érable.

Cette clinique de dépistage mobile, gratuite et sans rendez-vous, s’adresse aux personnes qui présentent des symptômes de la COVID-19. Les intervenants visent entre 50 et 100 dépistages par jour. Dans l’autobus, l’installation permet de réaliser deux dépistages simultanément. «Dans le contexte actuel du déconfinement, le dépistage et les enquêtes sont essentiels pour garder une vigie sur l’évolution du virus et pour limiter le plus possible sa transmission. Depuis le début de la pandémie, notre objectif est d’augmenter le nombre de dépistages», a expliqué Karine Lampron, directrice intérimaire des services ambulatoires et des soins critiques au CIUSSS MCQ.

Une simulation de dépistage avec des chefs de différents services, Émilie Montplaisir et Marie Lamothe (Photo www.lanouvelle.net)

Jusqu’à présent, pour l’ensemble de la Mauricie et du Centre-du-Québec, le personnel a effectué 700 tests par jour. «Mais on a une capacité en laboratoire de 1300 dépistages quotidiennement», a souligné Mme Lampron.

Dédiée principalement aux MRC d’Arthabaska et de L’Érable, la clinique mobile pourra aussi, avec celle de Drummondville, se rendre utile dans les MRC de Bécancour et de Nicolet-Yamaska.

Cette clinique mobile de dépistage sera à l’œuvre, pour le moment, de quatre à six semaines. «Au moins jusqu’au 24 juin, a fait savoir Karine Lampron. Ensuite, on discutera et on évaluera.»

On ne peut assurer que toutes les municipalités seront visitées. L’horaire se retrouvera sur le site du CIUSSS MCQ. «La santé publique déterminer les milieux en fonction des enquêtes épidémiologiques ou selon l’état de vulnérabilité», a-t-elle signifié.

Advenant une éclosion dans un milieu précis, la clinique pourrait y être dépêchée. «Si la santé publique nous cible un milieu spécifique où survient une éclosion, on pourrait alors nous demander le dépistage de l’ensemble des gens», a-t-elle noté.

Dans les milieux, les intervenants iront cogner aux portes, inviteront les personnes symptomatiques au dépistage. Mais on fera davantage encore. «Les intervenants pourront évaluer, non seulement l’état de santé physique de la personne, mais aussi sa santé psychosociale. Au besoin, l’intervenant pourra effectuer une référence vers les ressources requises», a fait savoir Karine Lampron.

Karine Lampron, directrice intérimaire des services ambulatoires et des soins critiques au CIUSSS MCQ. (Photo www.lanouvelle.net)

À Drummondville la semaine dernière, les intervenants ont réalisé une trentaine d’interventions psychosociales. «Des interventions, notamment, au niveau de l’anxiété, de la gestion du stress par rapport à cette pandémie et à l’isolement ressenti par les gens pendant les mesures de confinement», a-t-elle précisé.

Les cliniques de dépistage mobile permettent aussi, a-t-elle noté, de faire de l’enseignement en matière de prévention et de contrôle des infections.

Une belle initiative

Le maire de Victoriaville, André Bellavance, applaudit cette belle imitative qui démontre bien l’accessibilité réclamée par le milieu avec la nomination de Nathalie Boisvert à titre de présidente-directrice générale adjointe du CIUSSS pour le Centre-du-Québec.

«Nous sommes très heureux de cette nomination. Mme Boisvert a travaillé de nombreuses années au Centre-du-Québec. On l’a eu cette accessibilité, cette facilité à communiquer et à obtenir des informations. Et cette clinique mobile en est la preuve», a-t-il exprimé.

Le maire de Victoriaville, André Bellavance (Photo www.lanouvelle,net)

Cette clinique mobile aura son utilité, selon lui. «Peu de gens sont atteints chez nous. On est dans les chanceux au Québec, a-t-il commenté. Mais il faut continuer à demeurer très vigilant, à observer religieusement les consignes. Je pense que cette clinique constitue une opportunité pour les personnes qui n’ont pas le réflexe d’aller se faire dépister, pour les gens qui n’osent pas et qui ont peut-être différents problèmes.»

Le maire Bellavance a dit apprécier particulièrement le volet psychosocial proposé. «On est conscient que des gens souffrent de cette situation-là. Il y a des gens qui n’ont pas nécessairement de ressources et de facilité à s’exprimer sur ce qu’ils vivent. C’est vraiment une belle initiative», a-t-il fait valoir.

La Fondation À Notre Santé très active

Depuis les débuts de la crise sanitaire, la Fondation À Notre Santé a toujours levé la main pour apporter son soutien, pour répondre rapidement à différents besoins exprimés, a confié la directrice générale Jacynthe Vallée.

Depuis le début de la pandémie, l’organisme a consenti quelque 25 000 $ en équipements médicaux pour la COVID-19. Elle assume aussi des coûts de 4000 $ pour offrir le téléviseur aux patients qui ne reçoivent aucune visite. La Fondation a, de plus, fourni des cellulaires pour permettre la communication entre les patients et les familles. «Et aujourd’hui, on répond encore oui avec ce projet avec une contribution évaluée entre 10 000 $ et 15 000 $ en offrant les masques de protection qui seront distribués gratuitement lors des tournées. Ils sont en cours de fabrication. On devrait les obtenir d’ici deux semaines», a mentionné la DG tout en remerciant les donateurs. «C’est grâce aux dons que nous recevons qu’on peut redistribuer de cette façon.»

Jacynthe Vallée rappelle que la Fondation À Notre Santé fait actuellement partie de la campagne «MERCI», une collecte de dons pour aider et remercier le personnel. «Il y a aussi cette campagne nationale au pays, le fonds Ligne de front. On reçoit d’eux des dons toutes les deux semaines. Cela nous aide à des initiatives comme aujourd’hui, des projets reliés aux besoins de la COVID», a-t-elle signalé.

Jacynthe Vallée, directrice générale de la Fondation À Notre Santé (Photo www.lanouvelle.net)

Autre partenaire, le CIUSSS MCQ a pu compter sur la collaboration de Girardin Blue Bird qui a accepté d’adapter un second véhicule, après celui de Drummondville. «On est fier d’y être associé. On cherchait un moyen de contribuer, de faire notre part dans cette situation mondiale. Cela rejoint les valeurs de l’entreprise. La sécurité des gens constitue pour nous une valeur importante. Il est important de pouvoir faire une différence. On va la faire collectivement cette différence», a confié Michel Daneault, vice-président, ventes et services pour l’Est du Canada,

La PDGA, Nathalie Boisvert, pour sa part, a exprimé sa fierté. «Je suis vraiment fière de voir notre solidarité, de voir comment on peut faire de grandes choses quand on travaille ensemble. On peut faire une différence pour l’ensemble de la population», a-t-elle fait valoir.

Elle a conclu en invitant la population, avec le déconfinement en cours, de continuer à respecter les consignes. «Car il serait très difficile de revenir en arrière», a-t-elle dit.
Et puis, en cas de malaise, les gens, a-t-elle insisté, n’ont pas à craindre à consulter. «Les urgences ont été repensées pour éviter le croisement des clientèles», a-t-elle terminé.





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