Dépistage de la COVID-19 : plus de professionnels de la santé autorisés à tester | Coronavirus


Québec a autorisé les dentistes, les orthophonistes, les audiologistes, les physiothérapeutes, les hygiénistes dentaires et les nutritionnistes, qui travaillent dans un établissement de santé, à réaliser les prélèvements nécessaires au test de dépistage de la COVID-19.

Jusqu’à présent, seuls les médecins, les infirmières et les inhalothérapeutes pouvaient procéder à ce type de prélèvements.

Alors que le gouvernement martèle depuis plusieurs semaines que le nerf de la guerre est le dépistage massif, il demeure encore difficile à réaliser. Actuellement, 10 000 tests sont réalisés quotidiennement dans la province. Mais le directeur national de santé publique du Québec, le Dr Horacio Arruda, vise 14 000 tests par jour, et à plus long terme, 30 000 tests journaliers.

Mais le manque de personnel, particulièrement dans la région montréalaise, serait à l’origine des retards pour atteindre cet objectif.

L’arrêté ministériel signé samedi soir par le gouvernement permettra donc l’arrivée de milliers de dépisteurs supplémentaires. Une aide précieuse pour pouvoir atteindre l’objectif du dépistage massif, et qui était également demandée par le Collège des médecins du Québec.

L’arrêté indique cependant que ces professionnels devront suivre une formation sur le dépistage dispensée dans leur établissement de santé.

Une décision attendue et saluée

Cela faisait plusieurs semaines que l’orthophoniste Gabrielle Yvars attendait le feu vert de Québec. La professionnelle pourra désormais participer à l’effort collectif en clinique de dépistage et s’en réjouit.

Mes collègues et moi, on est prêts. Les voies respiratoires, ça nous connait. Alors, c’est sûr que je me sentais tout à fait apte à aider, puis je me sentirais vraiment utile de faire ça.

Gabrielle Yvars, orthophoniste

À l’instar de Mme Yvars, près de 1400 orthophonistes et audiologistes travaillant dans des établissements de santé de la province seront éligibles à réaliser les tests, après avoir suivi leur formation obligatoire.

Le président de l’Ordre des orthophonistes et des audiologistes du Québec, Paul-André Gallant, a salué la décision gouvernementale, en précisant tout de même que ses membres attendaient cette réponse depuis deux mois. Ce sont des intervenants tout indiqués pour faire ce type d’actions. Et le Collège des médecins l’a reconnu très rapidement, donc on est très contents du dénouement de la situation, a-t-il indiqué.

Grâce à une entente avec le Collège des médecins, les physiothérapeutes seront également habilités à réaliser ces tests.

On demandait ça depuis le début du mois d’avril. Cette demande venait du milieu, des établissements de santé et des hygiénistes dentaires, qui se faisaient demander par leur employeur s’ils pouvaient effectuer des tests. C’est un besoin qui était là.

Diane Duval, présidente Ordre des hygiénistes dentaires

Les différents ordres professionnels ignorent néanmoins quand leurs membres pourront être installés.

C’est toute une gymnastique pour le système de nous envoyer à différents endroits, admet la présidente de l’Ordre des hygiénistes dentaires, qui compte 6700 membres.

Avec les informations de Jacaudrey Charbonneau.



Source link

scroll to top