Des soignants atteints du Covid 19 ont bien développé une immunité temporaire


Les malades atteints d’une forme légère du Covid-19 sont-ils protégés contre une nouvelle infection ? Une équipe de l’institut Pasteur ainsi que le CHU de Strasbourg ont pratiqué des tests sur des personnels soignants de deux hôpitaux de Strasbourg atteints par le Covid-19. La réponse est positive, ils sont immunisés.

160 soignants de 2 hôpitaux de Strasbourg atteints par le coronavirus ont été testés. 159 ont développé des anticorps © AFP / Hans Lucas / Nathan Laine

160 soignants de deux hôpitaux de Strasbourg qui avaient été atteints par le coronavirus, ont été testés. Ils avaient développé des formes légères, sans aucune hospitalisation. 

Un mois après la maladie, la présence des anticorps était incontestable : « On a retrouvé des anticorps chez la quasi-totalité d’entre eux : 159 sur 160 » explique le Pr Arnaud Fontanet de l’Institut Pasteur qui a conduit cette étude. « Et, plus intéressant, on recherchait les anticorps neutralisants dont on sait qu’ils sont protecteurs contre, par exemple, une réinfection. Et là, à partir d’un mois, on en trouve chez 98% des personnes qui avaient été infectées par le SARS-CoV-2. Des résultats qui sont effectivement une bonne nouvelle.« 

On ne savait pas, jusqu’ici, quelle était la proportion d’individus qui développent des anticorps et si ces anticorps étaient protecteurs. Mais le chercheur précise : 

« Le fait d’avoir des anticorps protecteurs un mois après le début des signes, laisse entendre que, très vraisemblablement, ils sont protégés contre une réinfection s’ils étaient à nouveau exposés au coronavirus » 

Il n’y a pas de doute sur la capacité de protection de ces anticorps, qui a été testée en laboratoire. Combien de temps va durer cette protection pour les personnes qui ont développé une forme légère ? « De quelques semaines à quelques mois », disent les chercheurs, il faudra ensuite re-tester.

C’est une bonne réponse même si elle ne s’applique qu’à peu de personnes puisqu’on estime à 10% le taux de contamination dans les zones rouges : Grand Est, Île de France et seulement 2% dans l’ouest.



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