Deux survivantes de la COVID-19 témoignent


Deux préposés aux bénéficiaires du CHSLD Laflèche, à Shawinigan, ont failli mourir des suites de la COVID-19. 

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«On me disait d’être forte et d’être courageuse. Je ne marchais plus, je ne parlais presque plus. On me faisait manger, j’étais en culotte. J’étais comme les aînés dont je prenais soin!» a raconté Édith Lafrenière.

Sa collègue Éliane Picard et elle font partie des quelque 5000 travailleurs du réseau québécois de la santé qui ont été infectés depuis le début de la crise de la COVID-19.

Elles ont contracté le coronavirus dès l’apparition des premiers cas au CHSLD Laflèche, qui est rapidement devenu l’épicentre de la pandémie en Mauricie.

Les deux préposées ont été plongées dans un coma de plus d’une dizaine de jours et ont été intubées aux soins intensifs de l’unité COVID de l’hôpital de Trois-Rivières.

«Le combat n’est pas terminé. Oui, je suis sortie du coma, mais je me bats encore pour ma santé respiratoire», a confié Éliane Picard, qui a fêté son 55e anniversaire dans le coma.

Deux mois après leur sortie des soins intensifs, les deux femmes sont très critiques des gestionnaires du CHSLD Laflèche.

«Aucun message d’encouragement de mes boss: ça me fait beaucoup de peine. On est juste des numéros», a dénoncé Mme Picard.

Quant à Édith Lafrenière, elle assure vouloir reprendre le travail, mais ne cache pas qu’elle craint qu’une deuxième vague frappe le CHSLD.



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