Doublement du fonds de garantie contre le Covid-19 pour les tournages de films


Les assureurs se sont fait longuement attendre avant de proposer aux producteurs de cinéma et de séries télévisées une solution leur permettant d’être prémunis contre les risques du Covid-19. Ils ont patiemment temporisé, en laissant d’abord les pouvoirs publics créer leur propre fonds d’indemnisation et de garantie contre ces risques d’arrêt de tournage.

Après des mois d’âpres négociations, un pool d’assureurs mutualistes français composé d’Aréas Assurances, de la Macif et de la Matmut, a finalement décidé, mardi 23 juin, de proposer une solution assurantielle, en complément du fonds public récemment mis en place.

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Pour permettre la reprise des tournages, totalement encalminés depuis la mi-mars puisque les assureurs refusaient de couvrir le risque d’arrêt en raison de la pandémie, les responsables politiques s’en sont mêlés. Le président de la République, Emmanuel Macron, et le ministre de la culture, Franck Riester, ont annoncé, le 6 mai, la mise en place d’un fonds d’indemnisation et de garantie, à hauteur de 50 millions d’euros, dans la limite de 20 % du capital assuré et d’un plafond de 1,2 million d’euros.

« Bel exemple de partenariat entre le public et le privé »

Dominique Boutonnat, président du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), rappelle que « le CNC avait imaginé une couverture à deux étages. Le fonds public est opérationnel pour tous les tournages qui ont pu reprendre ou démarrer depuis le 11 mai. Le second, constitué par des assureurs privés, vient d’aboutir et c’est une excellente nouvelle », s’est-il félicité, mardi. La capacité d’indemnisation du Covid-19 sur les tournages, actif jusqu’à fin 2020, est donc doublée et portée à 100 millions d’euros.

Les producteurs auront désormais accès, s’ils le souhaitent, à un niveau supérieur de garantie, avec un engagement renforcé à 1,8 million d’euros et 30 % du devis. « C’est un bel exemple de partenariat entre le public et le privé au service de la création », a souligné le patron du CNC.

Les tournages ont repris dans des conditions sanitaires très strictes. Les acteurs répètent ainsi les scènes masqués, mais tournent à visage découvert. M. Riester a d’ailleurs promis, vendredi 19 juin sur RTL, que le baiser de cinéma n’était « pas fini », malgré la crise sanitaire, qui impose la distanciation physique.



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