Étude: avant même tout symptôme, les malades de la COVID-19 peuvent contaminer les objets


WASHINGTON | Avant même de développer des symptômes, les patients atteints de la COVID-19 peuvent malgré tout déjà contaminer les objets autour d’eux, comme les draps ou les poignées de porte, selon une étude menée par des scientifiques chinois et publiée lundi par les autorités sanitaires américaines.  

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Cette étude, bien que portant sur deux chambres de malades seulement, renforce l’idée que les personnes asymptomatiques peuvent être des vecteurs importants de la pandémie.  

Les chercheurs ont étudié les cas de deux étudiants chinois, rentrés dans leur pays mi-mars et placés en quarantaine dans un hôtel alors qu’ils ne présentaient pas de symptômes. Ils y ont été déclarés positifs au coronavirus et ils ont été transférés à l’hôpital le lendemain.  

Peu après la confirmation de leur infection à la COVID-19, des échantillons ont été prélevés dans chacune de leur chambre d’hôtel sur divers objets: interrupteurs, poignées de porte, robinets, télécommande de la télévision, oreillers, serviettes ou encore lunette des toilettes.  

Huit prélèvements sur 22, soit 36%, ont révélé la présence du virus: six dans la chambre du patient A (interrupteur et draps, notamment) et deux dans la chambre du patient B (robinet et oreiller). Et ce, alors même que les patients étaient restés moins de 24 heures dans cet hôtel.  

«Les échantillons prélevés sur les oreillers et les draps avaient une charge virale importante», note l’étude, réalisée notamment par des scientifiques des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) chinois, et publiée par les CDC américains.  

Elle démontre, selon les auteurs, que «les patients présymptomatiques ont un rejet de charge virale élevé et peuvent facilement contaminer leur environnement», ajoutent-ils, conseillant en conséquence de ne pas secouer les draps de patients au moment de les changer, et de les laver et les sécher soigneusement.  

Après leur admission à l’hôpital, les deux malades ont développé des symptômes modérés de la COVID-19, notamment fièvre et toux, deux jours plus tard dans le cas du patient A, et 6 jours plus tard pour le patient B.  

Une autre étude publiée début mars et réalisée par des scientifiques d’un centre de recherche de Singapour avait déjà montré, à partir de trois chambres de patients en quarantaine, que ceux-ci contaminaient abondamment les surfaces, y compris les fenêtres ou le sol. Mais ces patients présentaient déjà des symptômes.



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