la Chine détecte des nouveaux cas de Covid-19 dans la région de Pékin


Après des mois d’isolement à l’intérieur de leurs frontières nationales, les Européens ont retrouvé lundi la possibilité de voyager chez leurs voisins, en raison du recul du nouveau coronavirus qui connaît en revanche une résurgence en Chine, faisant craindre une nouvelle vague.

L’Allemagne, la Belgique, la France et la Grèce ont rétabli la libre circulation avec tous les pays de l’Union européenne (UE), estimant avoir maîtrisé la progression du Covid-19 tandis que la Commission européenne a lancé lundi un site Internet pour guider les Européens qui souhaitent passer leurs vacances dans d’autres pays de l’UE.

Lire la synthèse : En Europe, la plupart des frontières rouvrent ce lundi

Selon un bilan établi par l’Agence France-Presse (AFP), la pandémie a fait plus de 433 000 morts et contaminé plus de 7,9 millions de personnes dans le monde. Elle continue à faire rage en Amérique latine, en Iran et en Asie du Sud. Avec un total de 43 332 morts recensés dimanche, le Brésil reste le deuxième pays le plus endeuillé, derrière les Etats-Unis (115 732 morts).

  • Rebond du virus à Pékin, une centaine de cas confirmés en quelques jours

La Chine, où le Covid-19 a fait son apparition fin 2019, a connu ces derniers jours une résurgence du nombre de contaminations, centrée autour du marché géant de Xinfadi, dans le sud de la capitale. Une centaine de nouveaux cas ont été recensés à Pékin depuis que la maladie y a fait sa réapparition, a annoncé lundi l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

« Même les pays qui ont démontré leur capacité à supprimer la transmission du Covid-19 doivent rester attentifs à la possibilité d’une résurgence » du virus, a mis en garde le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. « La semaine dernière, la Chine a fait état d’un nouveau foyer à Pékin, après plus de cinquante jours sans aucun cas dans cette ville. Plus de cent cas ont maintenant été confirmés. L’origine et l’étendue de l’épidémie font l’objet d’une enquête », a-t-il ajouté. Responsable de la gestion de la pandémie à l’agence onusienne, Maria Van Kerkhove a précisé qu’aucun décès n’avait été enregistré pour l’instant. 

Lire le reportage : La Chine confrontée à une deuxième vague

Le SARS-CoV-2, l’agent pathogène à l’origine du Covid-19, semblait presque éradiqué en Chine, où il est apparu fin 2019 à Wuhan, dans le centre du pays. Jusqu’à ce qu’un foyer soit repéré dans la capitale la semaine dernière. Ce rebond de la maladie a entraîné de nouveaux confinements de zones résidentielles et des dépistages supplémentaires. Sites sportifs et culturels ont aussi été refermés.

  • Les Etats-Unis retirent l’autorisation d’urgence de l’hydroxychloroquine

Les autorités sanitaires américaines ont retiré lundi l’autorisation d’utiliser en urgence deux traitements contre le Covid-19, la chloroquine et l’hydroxychloroquine, un temps défendus par le président des Etats-Unis, Donald Trump.

« Il n’est plus raisonnable de croire que l’administration par voie orale d’hydroxychloroquine et de chloroquine soit efficace dans le traitement du Covid-19 », a déclaré dans un courrier la responsable scientifique de l’Agence américaine du médicament (FDA), Denise Hinton. « Il n’est pas non plus raisonnable de croire que les bénéfices connus et potentiels de ces produits dépassent leur risque connu et potentiel », a-t-elle précisé en annonçant la fin de leur utilisation d’urgence.

La FDA avait donné le 30 mars son feu vert pour que ces traitements antipaludéens soient prescrits, uniquement à l’hôpital, à des patients contaminés par le nouveau coronavirus. M. Trump fondait alors de grands espoirs sur l’hydroxychloroquine, dont l’efficacité contre le Covid-19 n’a jamais été démontrée rigoureusement.

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« Il y a de bonnes chances que cela puisse avoir un énorme impact. Ce serait un don du ciel si cela marchait », avait-il notamment déclaré. Le président républicain a lui-même reçu plus tard un traitement d’hydroxychloroquine à titre préventif pendant deux semaines. Mais la FDA avait mis en garde le 25 avril contre l’usage des deux antipaludéens « en dehors d’un milieu hospitalier ou d’essais cliniques en raison du risque de troubles du rythme cardiaque ».

Les Etats-Unis, qui avaient répertorié 382 morts supplémentaires du virus dimanche (le bilan journalier le plus faible depuis plusieurs semaines), continuent d’enregistrer quelque 20 000 nouveaux cas de contamination chaque jour.

  • L’Inde va reconfiner la grande ville de Chennai

En Inde, où le confinement a largement été assoupli depuis début juin, l’épidémie ne montre pas de signe de reflux ; de nombreux malades meurent après avoir été refusés par les hôpitaux, faute de lits, selon les médias locaux. Le pays a enregistré près de 9 000 morts et les corps s’entassent dans les morgues car le personnel des cimetières et des crématoriums n’arrive pas à suivre le rythme des décès.

Face à la dégradation de la situation, l’Etat du Tamil Nadu, dans le sud du pays, a ordonné lundi le reconfinement de l’agglomération de Chennai, qui compte plus de 15 millions d’habitants, de vendredi jusqu’à la fin juin.

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Au Pakistan voisin, le gouvernement a prévenu que le nombre de cas pourrait doubler d’ici à la fin juin et dépasser le million à la fin juillet.

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