la possibilité de faire ou non du télétravail a révélé des inégalités


Le télétravail n’était pas possible pour tous pendant la pandémie de la COVID-19 et un nouveau rapport de Statistique Canada révèle ainsi bien des inégalités : les femmes, ceux ayant des revenus et un niveau de scolarité élevé étaient plus susceptibles de pouvoir travailler de la maison — et donc moins à risque de perdre leur boulot.


Stéphanie Marin
La Presse canadienne

Bon nombre de mesures ont été mises en place pour freiner la progression de la maladie. Parmi celles-ci, l’activité économique a été ralentie — ou carrément interrompue dans certains secteurs — ce qui a entraîné des mises à pied et la baisse du nombre d’heures travaillées pour beaucoup de travailleurs.

Pour ceux qui œuvraient dans des services essentiels et pour ceux qui pouvaient faire du télétravail, la probabilité de perdre son emploi était plus faible.

Environ 40 % des Canadiens occupent des emplois pouvant être exercés à domicile, note Statistique Canada.

Bref, tous n’ont évidemment pas pu travailler de la maison.

Par exemple, les travailleurs des secteurs producteurs de biens (par exemple, ceux qui travaillent sur des lignes de production en usine) sont moins nombreux à pouvoir travailler à domicile que ceux des industries de services (soutien téléphonique à la clientèle, entre autres).

Premier constat : les familles à deux revenus ayant des revenus plus élevés sont plus susceptibles que les familles à plus faible revenu d’occuper des emplois pouvant être exercés à domicile.

Les femmes sont aussi plus susceptibles que les hommes de pouvoir faire du télétravail. Par exemple, 50 % des femmes seules peuvent travailler à domicile, contre 33 % des hommes seuls. Statistique Canada a aussi observé des tendances similaires entre les deux sexes parmi les familles à deux revenus.

L’une des explications fournies est que les emplois à prédominance masculine, tels que ceux dans l’agriculture ou la construction, ne peuvent généralement pas être exercés à domicile.

L’organisme fédéral de statistiques écrit ainsi que les données qu’il a recueillies laissent croire que les familles financièrement vulnérables pourraient présenter un risque disproportionné de subir un arrêt de travail durant la pandémie.

« Dans ce cas, de tels arrêts de travail augmenteraient probablement les inégalités de gains familiaux, tout au moins durant la pandémie et la période de rétablissement économique qui suivra », est-il écrit dans la note d’analyse.

C’est pourquoi Statistique Canada juge pertinent de suivre, après la fin de la pandémie, les répercussions à long terme des récents arrêts de travail sur les familles.





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