Le Covid-19 pousse les émigrés vénézuéliens à rentrer chez eux


Sur le terre-plein central de l’autoroute du nord, à la sortie de Bogota, la capitale colombienne perchée à 2600 mètres d’altitude, une foule d’enfants et d’adultes est rassemblée autour d’abris précaires et de bâches en plastique: 470 Vénézuéliens, dont 136 enfants, viennent de passer leur dix-huitième nuit dans ce campement improvisé.

Ce lundi matin 15 juin, au moins, il fait beau. Après les pluies des derniers jours et les vents forts de la nuit, les enfants jouent, les réfugiés se répartissent les paquets de couches, de lingettes et les en-cas qui viennent d’être apportés par diverses associations de bénévoles. Originaires de tous les coins du Venezuela, ces familles ont fui, depuis souvent plusieurs années, la crise alimentaire et sanitaire qui frappe leur pays. La crise du coronavirus a eu raison de leurs rêves de migrants. La plupart repartent avec moins qu’ils n’avaient en arrivant.



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