le modèle allemand en péril à l’abattoir géant de Rheda-Wiedenbrück


Un foyer d’infection dans le principal transformateur de porc du pays pourrait faire flamber l’épidémie.

Des membres de la Croix-Rouge et de l’armée allemande parcourent les rues de Rheda-Wiedenbrück afin de procéder à un dépistage massif des citoyens.
Des membres de la Croix-Rouge et de l’armée allemande parcourent les rues de Rheda-Wiedenbrück afin de procéder à un dépistage massif des citoyens. INA FASSBENDER/AFP

Avec ses 47 000 habitants, la ville de Rheda-Wiedenbrück, dans le nord de l’Allemagne, est en état de siège depuis que les autorités régionales ont diagnostiqué plus de 1 300 cas positifs au coronavirus dans l’abattoir Tönnies, principal transformateur de viande de porc d’Allemagne. Des militaires ont été déployés autour du site, qui a fermé ses portes. Le patron de l’entreprise s’est répandu en excuses, et près de 7 000 salariés et leurs familles ont été placés en quarantaine. Il s’agit du plus gros revers sanitaire enregistré par le gouvernement allemand depuis le début du déconfinement, lui dont la gestion de l’épidémie avait été largement saluée.

À gauche, la classe politique se déchaîne contre le magnat de la viande, Robert Tönnies, qui a déclaré assumer «l’entière responsabilité» du scandale. Son neveu, Clemens, réclame la tête de son oncle. Le patron de cette entreprise familiale, qui a «gagé un argent fou» ces dernières années, voit sa «crédibilité ruinée» et doit «répondre» de

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