le virus circule toujours en France, mais reste contenu


C’était l’un des principaux enjeux du déconfinement afin d’éviter une reprise de l’épidémie de Covid-19 : circonscrire toute nouvelle chaîne de transmission du virus. Depuis le 11 mai, les agences régionales de santé (ARS), en lien avec les cellules régionales de Santé publique France (SPF) et les collectivités, sont chargées d’enquêter à chaque fois qu’un foyer de contamination (cluster) est détecté. Autrement dit, dès qu’apparaissent au moins trois cas confirmés ou probables, sur une période de sept jours, chez des personnes appartenant à une même communauté ou ayant participé à un même rassemblement.

Entre le 9 mai et le 16 juin, 239 foyers épidémiques, hors établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et milieu familial restreint, ont été recensés, dont 20 dans les départements et régions d’outre-mer, selon le dernier bulletin de SPF. Au 19 juin, 77 étaient encore actifs. « Ces clusters sont en cours d’investigation. Il n’est pas rapporté à ce jour de diffusion communautaire non contrôlée », assure l’agence de santé publique. Le signalement de ces foyers de contagion depuis la levée du confinement « n’est pas une situation inattendue », signale-t-elle. D’une part, parce que le SARS-CoV-2 continue de circuler sur tout le territoire et, d’autre part, en raison des capacités de dépistage accrues et de la recherche active de cas autour de chaque patient infecté.

Les foyers recensés concernent principalement des établissements de santé (28 %), des entreprises (16 %), ainsi que des personnes en situation de précarité et de vulnérabilité : 14 % en établissements d’hébergement social et d’insertion, et 6 % parmi les communautés vulnérables : migrants, gens du voyage…

« La situation continue globalement de s’améliorer »

Depuis le début du mois de juin, ce sont 385 saisonniers agricoles qui ont été testés positifs dans trois départements du sud de la France : 251 dans les Bouches-du-Rhône, 56 dans le Vaucluse et 78 dans le Gard. Parmi eux, de nombreux travailleurs « détachés » provenant d’Amérique du Sud, embauchés par des agences de travail temporaire espagnoles, qui les mettent à disposition des agriculteurs. « Cette situation requiert toute notre mobilisation, mais, au-delà, on constate sans discontinuité que les indicateurs épidémiologiques sont en baisse en PACA depuis le 11 mai », assure Sébastien Debeaumont, directeur général adjoint de l’ARS PACA.

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