L’épidémie de Covid-19 « sous contrôle à ce stade », le dispositif de vigilance révisé


« Eh bien, nous y sommes. » Annonçant, le 7 mai, la levée progressive, à partir du 11 mai, du confinement mis en place le 17 mars, le premier ministre, Edouard Philippe, avait fixé un rendez-vous. Il s’agissait de vérifier si, au terme des trois premières semaines de déconfinement, l’épidémie de Covid-19 serait suffisamment maîtrisée en France pour passer à la phase 2, de trois semaines elle aussi. « Les résultats sont bons sur le plan sanitaire, même si nous restons prudents (…), les nouvelles sont plutôt bonnes », a constaté Edouard Philippe lors de son intervention jeudi 28 mai. Suffisamment bonnes pour assouplir les mesures mises en place par le gouvernement.

Au cours de la phase 1 du déconfinement, les pouvoirs publics prenaient en compte deux paramètres : la disponibilité des lits de réanimation et la capacité de test. Sur cette base, les régions étaient classées en zone verte, lorsque les indicateurs étaient rassurants, ou rouge, s’ils inquiétaient. Quatre régions figuraient dans cette dernière catégorie au début du déconfinement.

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Aujourd’hui, à l’exception du Val-d’Oise, de Mayotte et de la Guyane, la carte de France est verte. Pas de triomphalisme cependant. Edouard Philippe a souligné que « le virus est encore présent à des degrés divers sur tout le territoire ». L’amélioration constatée signifie que la vitesse de propagation du SARS-CoV-2 « est à ce stade sous contrôle », mais, « partout en France, de nombreux clusters surgissent », qui sont heureusement détectés rapidement. L’hôpital reste sous tension bien que le nombre de personnes hospitalisées en réanimation soit passé de 7 000, lors du pic de l’épidémie au mois de mars, à moins de 2 000 aujourd’hui. Les chiffres communiqués par la direction générale de la santé, jeudi 28 mai, font état d’un total de 1 429 personnes hospitalisées en réanimation pour un Covid-19, contre 1 745 la semaine précédente. Quatre régions − Ile-de-France, Grand-Est, Auvergne-Rhône-Alpes et Hauts-de-France − regroupent les trois quarts de ces cas.

Tensions sanitaires persistantes

A nouvelle phase, nouveaux indicateurs. Le gouvernement prendra désormais en compte quatre paramètres : l’incidence, la proportion de tests diagnostiques PCR positifs, le taux de reproduction effectif de l’épidémie et le taux d’occupation des lits de réanimation.

Aux côtés d’Edouard Philippe, le ministre des solidarités et de la santé, Olivier Véran, les a présentés. Pour l’incidence – le nombre de nouveaux cas hebdomadaires pour 100 000 habitants –, deux seuils sont définis : un premier quand l’incidence dépasse dix personnes, qui constitue « le seuil de vigilance », et un second, au-dessus de 50 personnes infectées, qui représente « le seuil d’alerte ».

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