« L’épidémie n’est plus là tout en étant là » prévient le chef des urgences du CHU de Lille


« Je suis inquiet ». Patrick Goldstein qui dirige le pôle de l’urgence au CHU de Lille constate bien que les services d’urgence et de réanimation ne sont plus sous tension mais il prévient : « Il faut consolider les bons résultats ».

Aujourd’hui, il estime à près de dix le nombre de patients positifs à la covid-19 qui arrivent chaque jour aux urgences du centre hospitalier de Lille. Sur ces dix, trois ou quatre seront hospitalisés. Preuve, selon lui, que le virus est toujours là. 

« Je ne suis pas madame Irma, donc je ne sais pas »

Patrick Goldstein ne sait pas aujourd’hui s’il y aura une deuxième vague de l’épidémie à l’automne. « Ça va mieux en Europe, précise le médecin, ça va un peu moins bien en Allemagne, ça commence à devenir un peu plus inquiétant en Espagne, il faut donc rester excessivement prudent. »

« Une liberté sanitaire sous conditions »

Le chef du pôle urgence du CHU de Lille se félicite de la découverte de micro-clusters comme cela a été le cas dans un laboratoire de la maternité Jeanne-de-Flandre. « Ça veut dire qu’aujourd’hui, on trace, on détecte et on isole. C’est exactement comme cela qu’on viendra à bout de l’épidémie. » Pour Patrick Goldstein, pas de doute, « il faut reprendre une vie normale. » 



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