les seniors en ont assez d’être mis sous cloche


“Sacrifier les jeunes est une aberration”

Il est une “figure incontournable de la pensée française contemporaine”, rappelle L’Écho belge. Et “dans la symphonie autour du coronavirus et du confinement”, le philosophe André Comte-Sponville, auteur d’une vingtaine d’ouvrages, “a jeté un pavé dans la mare” à la mi-avril, en déplorant “qu’on sacrifie les jeunes au détriment des personnes âgées”, complète Le Temps. Âgé de 68 ans, reconnaissant lui-même faire partie des “populations à risque” face au virus, il affirme franchement à la Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) : “Je préfère avoir le Covid-19 plutôt que d’être enfermé pour le reste de ma vie.” Dans Le Temps, il renchérit : “Je ne suis pas prêt à sacrifier ma liberté sur l’autel de la santé !” Ce qui l’inquiète avec cette crise, c’est davantage le sort des jeunes : “Avec la récession économique qui découle du confinement, ce sont [eux] qui vont payer le plus lourd tribut, que ce soit sous forme de chômage ou d’endettement”, dit-il au journal suisse. “Sacrifier les jeunes à la santé des vieux, c’est une aberration. Cela me donne envie de pleurer.”

André Comte-Sponville, qui a été membre du Comité consultatif national d’éthique, “met aussi le doigt sur le fait que les scientifiques et la santé sont désormais au cœur de tout débat”, ajoute La Libre Belgique. Ce qu’il appelle le “pan-médicalisme”, complète L’Écho belge, qui consiste à “faire de la santé (et non plus de la justice, de l’amour ou de la liberté) la valeur suprême”. Pour le philosophe, “c’est la politique qui doit décider” davantage, précise la FAZ, même s’il “reconnaît à Macron ‘de la stature’ dans la gestion de crise. D’après le journal allemand, la “voix” de l’auteur hypermédiatisé “appartient néanmoins plus à la raison critique qu’aux intellectuels faiseurs d’opinion de droite et de gauche”. En tout cas, juge La Libre, “il n’y va pas avec le dos de la cuillère”.





Source link

scroll to top