L’OMS réunit son assemblée mondiale dans la tempête du Covid-19


Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors de l’assemblée mondiale de l’institution à Genève, le 23 mai 2017. DENIS BALIBOUSE / REUTERS

Contrairement à d’autres institutions internationales qui ont reporté la réunion de leur instance souveraine, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) tiendra bien sa 73assemblée annuelle − l’Assemblée mondiale de la santé (AMS) −, lundi 18 et mardi 19 mai, dans des conditions particulières. La pandémie de Covid-19 qui continue de se propager, notamment dans les Amériques, en Europe de l’Est et en Afrique, oblige à une réunion virtuelle, dans un format très raccourci par rapport aux dix jours habituels.

Elle examinera en particulier une résolution sur la réponse au Covid-19 promue par l’Union européenne (UE) et rassemblant une centaine d’Etats membres. Le texte aborde la question de l’accès équitable aux technologies, médicaments et vaccins contre le SARS-CoV-2, mais demande également « au plus tôt » une « évaluation indépendante de la riposte sanitaire internationale coordonnée par l’OMS » face au Covid-19.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Coronavirus : la gestion de la pandémie par l’OMS sous le feu des critiques

Il n’était pas acquis d’avance que l’AMS puisse se tenir. « C’est un gros défi pour nous car il y a des questions techniques et de sécurité, notamment afin de nous prémunir contre des tentatives de piratage dans le système informatique qui serait utilisé lors des votes », explique Bernhard Schwartlander, chef de cabinet à l’OMS.

Plus de 4,5 millions de cas et plus de 300 000 morts sont déjà à déplorer, selon les données de l’OMS. « La pandémie est toujours en phase d’expansion. Il y a une stabilisation en Europe de l’Ouest, mais la courbe est ascendante en Europe de l’Est ; elle est en expansion en Asie du Sud-Est et diminue dans la région Pacifique. La maladie est en hausse dans les Amériques : les pays d’Amérique sont de plus en plus touchés et les Etats-Unis constituent actuellement l’épicentre de la pandémie. Enfin, l’Afrique est de plus en plus atteinte », résume Ibrahima-Socé Fall, sous-directeur général chargé des interventions dans les situations d’urgence à l’OMS.

Un « appel à l’action »

L’OMS a déjà mis en place une aide matérielle à 135 pays à revenu faible ou intermédiaire dans le cadre d’un consortium rassemblant, outre les institutions du système onusien, des ONG, des donateurs et des agences de financement. Il négocie entre autres des achats d’équipements de protection personnelle, de tests diagnostiques et de produits médicaux.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi « Ne pas aider les pays les plus pauvres à combattre le Covid-19 serait cruel et imprudent »

Cela ne saurait suffire à permettre à tous les pays touchés d’avoir accès simultanément aux tests diagnostiques, aux médicaments et plus tard aux vaccins, à mesure qu’ils seront disponibles. Pour cela, les Etats membres de l’OMS doivent s’accorder sur cette question essentielle. « Le débat sur l’accès aux technologies et produits de santé est plus que jamais important. Cette pandémie nous apprend qu’à moins que tout le monde, partout, dispose des moyens de se maintenir en bonne santé, le virus reviendra et nous connaîtrons une deuxième, une troisième vague, met en garde Bernhard Schwartlander. C’est pour cela que nous lançons un appel à l’action pour l’accès aux outils médicaux afin qu’ils soient au plus vite disponibles. »

Il vous reste 62.89% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



Source link

scroll to top