Malade depuis plus de 95 jours, une Nancéienne appelle à l’aide et à un « suivi au long court »


Fin février, la Nancéienne Marie-Aude Visine commence à ressentir les premiers symptômes de la Covid-19. Plus de 95 jours plus tard, les maux de tête, la fatigue, l’essoufflement sont toujours là. Cette femme de 43 ans a même développé des allergies alimentaires.

Plus de trois mois d’arrêt maladie

« Cela a commencé avec mon fruit préféré, je me suis dit « mince ». Ensuite ça a été les yaourts, donc je me suis cantonnée au fromage, puis le gluten… Au fur et à mesure je remplis ma petite liste des choses que je ne peux plus manger. On prend les choses un peu comme elles viennent. Chaque jour apporte son lot de nouveautés, » raconte-t-elle, dépitée.

Quand ses symptômes se sont aggravés, Marie-Aude Visine a été admise à l’hôpital, le temps d’une journée. Depuis, la Nancéienne n’a pas quitté son domicile, suivie par son généraliste. Mais face à la persistance de ses symptômes, elle craint d’être laissée de côté et demande un suivi au long court. « Maintenant on a le temps, on nous dit qu’au niveau des services de réanimation, les choses se calment. Il faut maintenant qu’on prenne en considération les pathologies des cas moins lourds mais qui, au final, pourraient devenir chronique et sur lesquels on n’a aucune visibilité. »

Création d’un collectif de malades du coronavirus

Elle n’est pas la seule dans ce cas. La Nancéienne fait partie d’un collectif, qui réunit près d’un millier de malades. Ensemble, ils sont en train de rédiger une tribune, pour demander la création de centres de référence et bénéficier d’un suivi au long court. 



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