pourquoi l’Afrique résiste mieux que prévu


DÉCRYPTAGE – Les experts cherchent à comprendre pourquoi le continent semble plutôt épargné, mais redoutent une aggravation toujours possible.

Mercredi, des volontaires patientent devant l’entrée du centre de dépistage de Yopougon BAE, ouvert le 30 avril dans la banlieue d’Abidjan, en Côte-d’Ivoire.
Mercredi, des volontaires patientent devant l’entrée du centre de dépistage de Yopougon BAE, ouvert le 30 avril dans la banlieue d’Abidjan, en Côte-d’Ivoire. SIA KAMBOU/AFP

Est-ce un simple sursis ou l’Afrique sera-t-elle épargnée par le Covid-19? Le continent, dont le système de soins semblait condamné à un désastre, échappe à ce jour à la catastrophe. Le Centre africain de prévention et de contrôle des maladies (CDC) recense, mercredi 13 mai, 2.400 décès et 70.000 cas de Covid-19 sur l’ensemble du continent. L’épidémie a émergé le 14 février en Égypte, trois semaines après la France. Lancée avec retard, elle progresse aussi à un rythme plus lent. Le nombre de cas double tous les six jours – deux fois moins vite qu’en Europe au plus fort de l’épidémie.

Quant au taux de reproduction de l’infection, il est faible: les épidémiologistes estiment que dix malades contaminent entre 10 et 15 personnes en moyenne. «Même si une partie de l’épidémie passe probablement sous le radar en raison de la rareté des tests de diagnostic, une surmortalité importante ne pourrait pas nous échapper, observe Isabelle Defourny, directrice des opérations de Médecins sans frontières

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