Présence de la COVID-19 dans les selles et intestins


Voilà près de deux mois que le Québec a les deux pieds dans la pandémie et on continue d’en apprendre sur la COVID-19.

Des chercheurs d’ici contribuent à faire progresser la recherche. C’est le cas de Lionel Berthoux, un spécialiste en virologie à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Ses travaux portent sur la présence du nouveau coronavirus dans les intestins et les selles.

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C’est donc dire que la COVID-19 pourrait se transmettre non seulement comme le virus de la grippe, mais aussi comme celui de la gastro-entérite. 

« La question se pose de plus en plus si une telle transmission de type fécale orale sera possible pour ce virus. On ne le sait pas encore. Mais ce qui est certain, c’est qu’on trouve beaucoup de virus dans les selles de nombreux patients infectés par le virus de la COVID-19′ », a expliqué le professeur Berthoux en entrevue avec TVA Nouvelles, vendredi.

Selon ce professeur, la crise met en lumière le manque cruel financement de la recherche fondamentale.
Il avance qu’un meilleur soutient pour l’étude des maladies infectieuses émergentes, comme c’est le cas avec les coronavirus, auraient pu changer la donne. 

« Si on avait davantage financé la recherche sur les coronavirus et les autres virus émergents dans les cinq ou 10 dernières années, on aurait peut-être déjà des molécules de prête à être utilisées pour traiter les patients, et on aurait peut-être déjà un vaccin », ajoute-t-il.

La recherche ailleurs au Québec

Selon le docteur Peter Guerra, cardiologue et chef du département de médecine et de cardiologie à l’Institut de cardiologie de Montréal, la COVID-19 cause aussi des symptômes inflammatoires qui «peuvent avoir des effets sur le cœur».

À l’heure actuelle, le plasma des Canadiens et de Québécois atteints de la COVID-19 est étudié afin de savoir s’il pourrait servir pour guérir d’autres malades. 

Des chercheurs de l’hôpital Sainte-Justine en collaboration avec Héma-Québec travaillent sur un essai clinique pancanadien, et même aux États-Unis sur le plasma convalescent.

«Quand quelqu’un attrape un virus, après deux semaines on commence à développer des anticorps et puis notre défense immunitaire va être maximale quatre semaines après avoir contracté le virus», explique le Dr Philippe Bégin, allergologue.

L’essai est déjà en cours alors que du plasma de malade a déjà été récolté. «On espère pouvoir commencer les premières inclusions de patients dans l’étude à partir de la semaine prochaine», précise le spécialiste.



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