résultats encourageants pour un vaccin québécois


Une compagnie québécoise, IMV, a annoncé jeudi des résultats encourageants pour son vaccin contre la COVID-19. Ils ont été obtenus chez la souris.


Mathieu PerreaultMathieu Perreault
La Presse

« Nous avons eu une bonne réponse immunitaire », explique Frédéric Ors, PDG d’IMV, de Québec. « Nous avons pu les comparer avec la réponse pour un autre vaccin, contre le virus syncytial, qui a été testé sur la souris et en phase 1 d’essais cliniques humains. Si on compare les résultats sur la souris pour les deux vaccins, le vaccin contre la COVID-19 devrait avoir une bonne réponse immunitaire chez l’humain. »

IMV travaille avec des chercheurs de l’Université Dalhousie, en Nouvelle-Écosse, sur des vaccins oncologiques depuis plusieurs années. Leur vaccin contre le virus respiratoire syncytial est en essais cliniques de phase 1. Beaucoup d’anciens chercheurs de Medicago, une autre compagnie pharmaceutique québécoise engagée dans la course au vaccin contre la COVID-19, travaillent chez IMV, selon M. Ors.

Le vaccin d’IMV utilise une nouvelle technologie, le « vaccin peptide ». Il s’agit d’identifier des protéines cruciales pour le virus et de les synthétiser, pour que le système immunitaire humain les reconnaisse et combatte une éventuelle infection. Un peu moins du tiers des projets de vaccins contre la COVID-19 misent sur le vaccin peptide. Aucun vaccin peptide n’est pour le moment utilisé pour d’autres virus, mais plusieurs sont en essais cliniques, notamment en oncologie, selon M. Ors.

IMV a fait une analyse et identifié 23 protéines qui pourraient constituer des points de faiblesse dans le virus SARS-CoV-2, responsable de la COVID-19. « Ils sont situés dans les trois principales étapes de l’infection, dit M.  Ors. L’accrochage du virus à la cellule humaine avec la protéine spicule (spike), la fusion des deux membranes, et le transfert du matériel génétique viral dans la cellule humaine. »

IMV a aussi un vecteur d’insertion de son vaccin qui augmente la réponse immunitaire. « Notre vaccin n’est pas relâché sur le site de l’injection, dit M. Ors. Il est enfermé dans une formulation. Les cellules immunitaires de la peau viennent la chercher et l’amènent dans les nœuds lymphatiques, où sont produits les anticorps. Ça donne normalement un effet très fort, même chez les personnes âgées. »

Des essais cliniques chez l’humain, sur 84 patients dont certains seront âgés, devraient commencer fin juillet.

En chiffres

169 : nombre de vaccins contre la COVID-19 en préparation dans le monde

12 : nombre de vaccins contre la COVID-19 en essais cliniques chez l’humain

Source : École de médecine tropicale et d’hygiène de Londres





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