Transferts de 14 milliards $: «pas un chèque en blanc», dit Justin Trudeau


OTTAWA | Le premier ministre Justin Trudeau s’est dit ouvert à revoir à la hausse sa proposition de 14 milliards $ en transferts aux provinces pour le déconfinement, jeudi, mais a défendu son approche d’un financement ciblé et prévenu qu’il ne s’agit pas d’un «chèque en blanc».

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«Je comprends qu’il y a des variations dans [la réalité] des différentes provinces et on est ouverts à une certaine flexibilité, mais c’est notre responsabilité en tant que gouvernement fédéral d’assurer que, quand on investit pour aider les Canadiens les plus vulnérables, cette aide se retrouve réellement aux familles et individus les plus vulnérables», a-t-il martelé en point de presse à Ottawa.

Le premier ministre québécois François Legault a accueilli l’offre de 14 milliards $ du fédéral, la semaine dernière, en insistant sur le fait qu’il ne tolérerait pas que des conditions y soient assorties. Jeudi, il a réitéré son inquiétude.

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Interpellé sur la question, M. Trudeau a semblé pour le moins agacé. «Ce qu’on propose, ce sont des investissements de base auxquels tous les Canadiens devraient pouvoir s’attendre. C’est de l’argent qu’on offre aux provinces pour livrer des services nécessaires. S’il y a des provinces qui ne veulent pas l’argent, on sera préoccupés», a-t-il lancé.

Il a fait valoir qu’il s’était entendu avec ses homologues des provinces et territoires depuis des semaines sur les principes et conditions nécessaires à la réouverture sécuritaire de l’économie. Il a cité en exemple des «défis» communs un peu partout au pays, mentionnant le besoin de plus de personnel et d’espace dans les centres de la petite enfance afin de limiter les risques de propagation de la COVID-19.

Le premier ministre fédéral doit discuter jeudi soir avec ses homologues pour leur téléconférence hebdomadaire.

Quelle prolongation de la mission de l’armée?

Par ailleurs, M. Trudeau n’a pas offert plus de détails précis, durant son point de presse, sur une éventuelle prolongation de la mission de l’armée dans les CHSLD du Québec. La mission doit officiellement prendre fin vendredi et Ottawa peine à s’entendre avec le gouvernement Legault qui demande une extension jusqu’à la mi-septembre.

Les soldats ne plieront pas bagage en précipitation si aucune entente ne survient, mais l’incertitude plane sur le rôle que certains d’entre eux pourraient jouer jusqu’à la mi-septembre ou non.

«On est activement, actuellement, en conversation avec le gouvernement du Québec sur un plan qui va continuer d’avoir un appui important du fédéral. Mais ce ne sera pas nécessairement avec les militaires, dans le même nombre, jusqu’au 15 septembre», a offert M. Trudeau.

Quelques heures plus tard, M. Legault s’est plaint que le nombre de militaires dans la province ait diminué depuis quelques semaines. Au plus fort de la crise, ils étaient quelque 1300 à travailler en appui à des CHSLD durement touchés par la COVID-19.

Selon les chiffres avancés par M. Legault, qui réclame un retour à environ 1000 soldats, ils seraient environ 750.

Du côté d’Ottawa, on soutient depuis plusieurs jours que la situation dans plusieurs centres s’est améliorée et qu’il est normal qu’il y ait des fluctuations.



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