un choc très hétérogène sur l’économie mondiale


Crise boursière, panique sur les marchés financiers, pétrole au plus bas, commerce mondial en berne, destructions d’emplois, industrie en crise… la pandémie a fait vaciller l’économie mondiale en seulement quelques mois. Selon une évaluation de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) rendue publique ce vendredi 5 juin, le produit intérieur brut global a plongé de 19% au cours du mois d’avril tandis que le commerce mondial a reculé de 25%. Ces chiffres, qui illustrent l’ampleur du choc au moment où les mesures de confinement ont été les plus strictes, masquent néanmoins des disparités relativement importantes selon les pays et les secteurs.

En outre, la sévérité des mesures de confinement par pays et les spécialisations économiques régionales peuvent aboutir à des résultats très disparates. Cette pandémie qui a provoqué une violente récession bouscule les méthodes et modèles de calcul des économistes et comptables nationaux. Les chercheurs de l’OFCE mettent en garde sur de possibles révisions dans les mois à venir. « Certains indicateurs manquent de robustesse, notamment pour le premier trimestre », a prévenu l’économiste et directeur du département Analyse et prévision Eric Heyer, lors d’un point presse. Malgré la fragilité des chiffres, la plupart des économistes s’accordent sur un choc de demande historique qui risque d’entraîner une spirale récessive très dangereuse si les destructions d’emplois se multiplient.

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Le sud de l’Europe en zone rouge

Les dégâts du coronavirus sur les économies du sud de l’Europe sont catastrophiques. D’après les résultats présentés par le laboratoire de recherche, la France, l’Italie et l’Espagne enregistrent les chutes de PIB les plus importantes au cours du premier trimestre (entre -5% et -6%). La récession dans ces pays risque de prendre de l’ampleur si le rebond tarde à venir. Viennent ensuite le Portugal et la Belgique (repli entre -4% et -3%).

Plus au centre de l’Europe, la Belgique, l’Autriche et l’Allemagne limitent la casse (baisse entre -2% et -3%). En Grande-Bretagne, aux Pays-Bas, en Norvège et aux Etats-Unis, l’inflexion du PIB est inférieure à -2%. « Ces disparités observées de l’effet de la pandémie et du confinement sur la croissance proviennent en premier lieu des chocs d’origine interne et externe…





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