un comportement qui reste sage et des craintes pour l’école


Comment s’y retrouver ? D’un côté sonne le tocsin, avec les appels à ne pas relâcher la vigilance face au coronavirus, alors que pointe le déconfinement. De l’autre tambourine désormais l’impératif économique, avec la nécessité de relancer l’activité, pour éviter un crash des entreprises.

Soumis à ces injonctions complémentaires, parfois vécues comme contradictoires, les Français se montrent plutôt raisonnables, selon les résultats de la troisième vague du baromètre élaboré par l’association Datacovid avec l’institut Ipsos, sur la période du 22 au 27 avril.

Cette grande étude, qui s’appuie sur un panel de 5 001 personnes représentatives de la population française, permet semaine après semaine d’ausculter en détail le comportement de la population et ses inflexions. Dans les quelques jours qui ont précédé le discours d’Edouard Philippe fixant les modalités du déconfinement, il n’y a pas eu de grand relâchement.

Légère hausse du temps passé hors du foyer

Les principaux gestes barrières demeurent observés par plus de neuf personnes sur dix, « tout le temps » ou « souvent ». Ne pas s’embrasser ni se serrer la main (92 %, − 2 points), se laver les mains à l’eau et au savon (94 %, =), maintenir une distance d’au moins un mètre avec les personnes rencontrées hors du foyer (90 %, − 1 %)… : le respect de ces consignes s’érode à peine. L’usage du gel hydroalcoolique (5 %, + 4 points) et celui des masques (35 %, + 9 points) continuent de progresser. En particulier en région parisienne, où la densité de la population est la plus forte.

Le temps moyen passé hors du foyer, chaque jour, continue d’augmenter mais il ne s’envole pas. En une semaine, il est passé de 81 minutes à 89 minutes

Autre indicateur important, le temps moyen passé hors du foyer, chaque jour, continue d’augmenter mais il ne s’envole pas. En une semaine, il est passé de 81 minutes à 89 minutes. Il y a trois semaines, il était de 69 minutes. La hausse est donc constante mais pas exponentielle.

Dans le détail, on s’aperçoit que cette tendance est surtout liée à un bond du nombre de personnes qui sortent. Ainsi, la part de la population restée chez elle durant les dernières vingt-quatre heures chute de 4 points, à 40 %. Les pratiques varient d’une région à l’autre. En Ile-de-France, le temps passé hors du domicile est faible, de 1 h 11 (+ 7 minutes). Dans les Pays de la Loire, il grimpe à 2 h 08 (+ 38 minutes). A Paris, chacun voit le virus sur le pas de sa porte. A Nantes, beaucoup moins.

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