Un gym de Lévis «victime de la COVID»


Une salle d’entraînement de Lévis ferme définitivement ses portes en raison des dommages causés par la crise de la COVID-19, une fin abrupte que redoutent d’autres propriétaires de studios au Québec.

La salle d’entraînement Énergie Gym, située sur la 3e Rue dans le secteur Saint-Romuald, a annoncé «avec tristesse» la fin de ses opérations sur sa page Facebook, hier, près de deux mois après avoir dû fermer ses portes pour se plier aux consignes de la direction de la santé publique.

«Nous avons malheureusement été victimes de la Covid et nous nous voyons dans l’impossibilité de rouvrir nos portes», peut-on lire dans la publication. 

L’endroit, qui comprend aussi le club de boxe Energy Box, était géré comme un organisme à but non lucratif. Il était en activité depuis 2007. Les deux organisations affiliées avaient le vent dans les voiles dernièrement, alors qu’elles avaient emménagé dans de nouveaux locaux, plus grands, il y a à peine deux ans.

Craintes

Cette fin d’aventure abrupte est redoutée par d’autres propriétaires de salles d’entraînement aux quatre coins de la province. Si la plupart des secteurs d’activités économiques ont pu reprendre, aucune date d’ouverture n’a été annoncée pour les établissements intérieurs dédiés au conditionnement physique.

«C’est sûr qu’il va y avoir d’autres fermetures. Je ne sais pas qui exactement, parce que les gens ne veulent pas nécessairement en parler. Mais c’est sûr que ça va arriver», craint Mathieu Baillargeon, copropriétaire d’une salle à Saint-Apollinaire, sur la Rive-Sud de Québec.

«Il ne va plus y avoir d’aide pour le loyer, plus de PCU [Prestation canadienne d’urgence]. Si on est logique, sauf s’ils étirent les programmes d’aide et qu’on ne peut pas ouvrir rapidement, il y en a plein d’autres qui vont fermer», déplore-t-il.

6 juillet

Des propriétaires de salles ont déjà avancé publiquement qu’ils allaient ouvrir leur porte incessamment, en dépit du feu vert qui se fait toujours attendre et en l’absence de précisions de la direction de la santé publique sur une date de réouverture possible.

Selon Mathieu Baillargeon, cette poignée de gestionnaires verra des dizaines d’homologues leur emboîter le pas si la situation perdure.

«D’ici le 6 juillet, tout le monde va rouvrir. C’est ce que j’entends à Québec, mais aussi au Saguenay–Lac-Saint-Jean», avance-t-il, assurant que son établissement ferait de même.



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