Un New-Yorkais sur cinq était déjà infecté à la COVID-19 à la fin mars


Plus d’un New-Yorkais sur cinq avait déjà contracté la COVID-19 à la fin mars, montre une étude menée par l’État de New York qui tend à démontrer que la propagation du virus serait largement sous-estimée par les données officielles.

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Pour parvenir à ce constat, les scientifiques se sont rendus dans 99 épiceries de l’État de New York, du 19 au 28 avril. Sur place, ils ont testé 15 101 clients en quête de traces d’anticorps liés au virus SARS-CoV2, responsable de la COVID-19. La présence de tels anticorps dans le système d’une personne démontre que celle-ci a contracté le coronavirus, qu’elle ait eu des symptômes ou non.

Les chercheurs ont choisi de se rendre dans des épiceries parce que «ces commerces essentiels sont demeurés ouverts pendant la période de fermeture et attirent une clientèle hétérogène», est-il précisé dans l’étude.

Sur les quelque 15 000 clients testés à la grandeur de l’État, 1887 avaient des anticorps liés au nouveau coronavirus. Après répartition et pondération des résultats, les scientifiques ont conclu qu’environ 14 % des habitants de l’État de New York avaient déjà contracté la COVID-19 en date du 29 mars, ce qui représente 2,14 millions de personnes.

Ce taux est encore plus impressionnant dans la ville même de New York, épicentre de l’épidémie aux États-Unis, où 22,7 % des citoyens auraient déjà été infectés par la COVID-19 à la fin mars.

Pourtant, selon les données officielles, l’État de New York ne comptait qu’environ 189 000 cas de COVID-19 à la fin mars, majoritairement concentrés dans sa métropole et ses environs. Les chercheurs concluent donc que seuls 8,9 % des patients ont pu être détectés grâce à la campagne de dépistage.

En date du 31 mai, l’État de New York totalisait 370 770 cas de COVID-19 et 23 905 décès, dont un peu plus de 200 000 cas de COVID-19, incluant 16 848 décès confirmés et 4721 morts «probablement» liés à la COVID-19 pour la seule ville de New York.

L’étude, publiée vendredi, a été réalisée par des chercheurs du Département de la Santé de l’État de New York, avec l’appui de collègues de l’École de santé publique de l’Université d’Albany. Elle n’a cependant pas encore fait l’objet d’une révision académique par des pairs, en vue d’une publication dans une revue scientifique.



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