Une nouvelle avenue pour traiter la COVID-19


Des chercheurs américains ont démontré qu’un ensemble de molécules étaient efficaces pour bloquer l’activité d’une protéine clé du SARS-CoV-2, le virus à l’origine de la COVID-19.

Dirigée par Scott Pegan, le directeur du Centre de découverte de médicaments de l’Université de Géorgie, aux États-Unis, l’équipe de scientifiques s’est penchée sur la protéine PLpro.

Connue pour sa capacité à se répliquer et à supprimer la fonction immunitaire des personnes qu’elle infecte, cette protéine est essentielle pour plusieurs types de coronavirus.

Développement suspendu

«La PLpro du SARS-CoV-2 s’est comportée différemment de son prédécesseur qui a provoqué l’épidémie de SRAS en 2003. Nos données suggèrent qu’il est moins efficace dans son rôle de suppression immunitaire», explique en anglais M. Pegan, qui suppose que c’est l’une des raisons pourquoi la COVID-19 est moins mortelle que l’épidémie de 2003.

Rappelons que le SRAS a infecté 8098 personnes et en a tué 774, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), pour un taux de mortalité d’environ 10%. Alors qu’en date de jeudi, 7 531 872 individus avaient contracté la COVID-19, dont 421 856 en sont décédés, pour un pourcentage de létalité de moins de 6%.

D’ailleurs, il y a 12 ans, des chercheurs avaient découvert des composés prometteurs pour contrer le virus du SRAS. Cependant, comme celui-ci n’est pas réapparu, le développement de ces potentiels médicaments a été suspendu.

Médicament ciblé

C’est pourtant à partir de ces composés, qui agissent comme des inhibiteurs pour éliminer la PLpro et stopper la réplication du virus, que Pegan et ses collaborateurs ont amorcé leurs recherches.

Dans leur document qui a été publié par L’American Chemical Society dans la revue ACS Infectious Diseases, on indique que ces inhibiteurs à base de naphtalène «se sont révélés efficaces pour arrêter l’activité du SARS-CoV-2 et sa réplication».

De ce fait, cet ensemble de molécules offrirait une «voie de développement rapide potentielle» pour créer des médicaments ciblés contre ce virus.

«De toute évidence, le coronavirus actuel va probablement être présent pendant un certain temps. Ces composés sont un bon point de départ pour le développement d’un traitement», soutient celui qui est également professeur en sciences pharmaceutiques et biomédicales au Collège de pharmacie de l’Université de Géorgie.

«Ils ont toutes les propriétés qu’on voudrait habituellement trouver dans un médicament, et ils ont des antécédents de non-toxicité», précise M. Pegan.

– Avec l’Agence QMI



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